Accord Mercosur-Union européenne : un net coup de frein

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Accord Mercosur-Union européenne : le revirement d’Emmanuel Macron

Ce 23 août, au cours du G7, le président Macron a décidé de retirer son soutien à l’accord Mercosur-Union européenne. Un choix sans doute motivé par l’attitude laxiste du président brésilien. En effet,  Jair Bolsonaro semble peu touché par les incendies qui ravagent actuellement l’Amazonie.

Un traité commercial à l’arrêt

Ce revirement spectaculaire va soulager la filière française des éleveurs bovins. Ces derniers redoutaient l’application de ce traité de libre-échange. En fait, cette filière contestait les accords commerciaux passés entre le bloc de l’UE et celui du Mercosur. Celui-ci rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Déjà controversé, l’accord Mercosur-Union européenne est aujourd’hui remis en cause. Néanmoins, certains commentateurs voit dans le choix du président français une décision opportuniste. Elle lui permettrait juste de renforcer son image de leader écologiste.

Des échanges remis en cause

L’accord Mercosur-Union européenne prévoyait de faciliter les échanges entre les deux entités. Ainsi, il envisageait de supprimer d’ici à dix ans la quasi-totalité des droits de douane appliqués à ce jour aux exportations d’un continent vers l’autre. Ce revirement décidé par Emmanuel Macron est suffisamment fort pour remettre en question le quota annuel d’importation de 99.000 tonnes de viande bovine sud-américaine dans l’UE. En échange, le Mercosur s’était engagé à faciliter l’accès des entreprises de l’Union aux marchés publics de ses quatre pays. Pour l’instant, le président français semble vouloir jouer la carte de la pression écologique. Avant d’autoriser tout développement commercial. Cela pourrait contraindre le Brésil à adopter une attitude plus vertueuse, enfin respectueuse du climat et de la biodiversité. Cela pourrait aussi obliger Jair Bolsonaro à rester dans l’Accord de Paris, qu’il avait menacé de quitter.

Un ton qui s’envenime

Un accord commercial qui pourrait voler en éclats.
Lors du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a décidé de ne plus soutenir l’accord Mercosur-Union européenne.

Pour le moment, ce coup d’arrêt mis à l’accord Mercosur-Union européenne contente les adversaires de la politique destructrice menée par le président brésilien. De fait, son attitude à l’égard des multiples incendies allumés dans la forêt amazonienne reste équivoque. Par ailleurs, Emmanuel Macron a été jusqu’à accuser son homologue de lui avoir « menti » au sujet de son pseudo engagement en faveur du climat et de la biodiversité. Depuis, pour le président français, Jair Bolsonaro a révélé son vrai visage. Et son opinion négative ne risque pas de changer, après les propos carrément insultants que le leader brésilien s’est permis aujourd’hui concernant la Première dame, Brigitte Macron.

Un accord Mercosur-Union européenne sous perfusion

Certains incitent Emmanuel Macron à encore durcir sa position. Notamment Nicolas Hulot, ancien ministre de l’Ecologie. Il n’hésite pas demander des « sanctions commerciales » contre le Brésil. Entre autres, en interdisant l’importation des produits agricoles brésiliens qui contribuent à la déforestation. Cela pourrait concerner les 12 millions de tonnes importées chaque année par l’UE pour nourrir les animaux d’élevage. Plus les 140.000 tonnes de boeuf brésilien importées par an dans l’Union.

Le Bulletin des Communes suggère aussi de lire l’article du Figaro :