Addiction aux écrans : apprendre aux enfants à se protéger

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Addiction aux écrans : les Etats-Unis montrent l’exemple

L’addiction aux écrans peut créer des problèmes de comportement réellement handicapants chez les enfants. Pour les aider, certains parents américains, dépassés, font appel à des coachs spécialisés pour imposer un sevrage à leur progéniture. Cette forme de thérapie numérique commence aussi à apparaître en France.

Une désintoxication progressive

La pratique d’une désintoxication numérique pour certains enfants trop dépendants des écrans est parfois une nécessité. Ainsi, cette thérapie spécifique est en train de se développer aux États-Unis. Elle vient en aide aux jeunes addicts, mais aussi à leurs parents, très inquiets de les voir fixer leurs écrans pendant de heures, tous les jours. Pour freiner ce comportement sous influence, un sevrage progressif peut être mis en place. Généralement, il comporte de huit à douze séances, avant d’aboutir à un résultat visible. Cette rééducation face à l’emprise exercée par les écrans encourage les enfants à moins utiliser leur smartphone et à rester moins longtemps sur leurs consoles de jeux. Enfin, ce coaching les pousse à plus parler avec leurs proches. Désormais, ces stages contre l’addiction aux écrans commencent aussi à être accessibles en France.

L’exemple de l’Amérique

Les écrans ne doivent pas être trop utilisés par les enfants et les adolescents.
L’addiction aux écrans est un vrai risque pour de nombreux enfants.

Ces coachings spécialisés contre l’addiction aux écrans sont apparus aux Etats-Unis durant les années 2000. Très vite, en raison d’une demande grandissante, ils ont abouti à la création d’un Institut dédié. Actuellement, celui-ci compte environ 500 professionnels diplômés dans le monde. Tous reçoivent une formation spécifique, qui leur permet ensuite d’aider les parents en difficulté avec leurs enfants. De fait, face aux problèmes générés par l’addiction aux écrans, beaucoup d’adultes se sentent très démunis. Une carence qui s’explique par le fait qu’eux-mêmes n’ont pas connu cette dépendance numérique durant leur propre enfance.

Un cadre à respecter

Les coachs de ces stages contre l’addiction aux écrans font une très nette différence entre un simple téléphone et un smartphone. Ainsi, pour limiter les risques d’addiction aux écrans, cette distinction est importante. Elle conditionne l’âge auquel on donne le droit à un adolescent d’avoir un smartphone. La plupart des pédiatres et des spécialistes différencient clairement l’usage d’un téléphone de celui d’un smartphone, car lui comporte un écran. Cette frontière est celle qui sépare un usage purement pratique d’une pratique ludique. Si onze/douze ans est un âge raisonnable pour avoir un téléphone mobile, quatorze ans est la limite généralement conseillée pour le smartphone. En n’oubliant pas de choisir un forfait bloqué et un accès restreint à Internet. De plus, il faut faire en sorte d’imposer une interdiction de l’utiliser pendant les repas et durant les cours à l’école. Enfin, s’en servir pendant la nuit est évidemment proscrit. Généralement, ces règles simples permettent d’améliorer la sociabilité chez l’enfant qui s’isole. De plus, ses résultats scolaires s’améliorent.