Agences publiques : une réorganisation est à l’étude

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Des réductions de postes sont envisagées dans les agences publiques.
Après un audit, l'Etat veut réduire les postes qui font doublons dans les agences publiques.

Agences publiques : des réductions de postes possibles

Actuellement, les agences publiques sont surveillées de près par Matignon. D’ailleurs, Edouard Philippe envisage de supprimer certaines d’entre elles, en basant sa décision sur leur utilité réelle. Ainsi, une quantité conséquente de postes pourrait bientôt disparaître, dans le but de réduire les dépenses de l’Etat.

Une étude nécessaire

Afin de rendre plus rationnelles plusieurs fonctions actuelles dans les agences publiques, l’Etat envisage de réduire des postes. De fait, il présume que certains sont potentiellement injustifiés. En effet, il apparaît que certains d’entre eux font doublons. Cependant, avant d’effectuer cette réorganisation, l’exécutif souhaite d’abord évaluer l’utilité réelle de certains organismes. En priorité, ceux qui emploient moins de 100 collaborateurs. Ce, à temps plein. Après une évaluation, certaines fonctions pourraient disparaître. Les entités concernées sont des administrations publiques diverses, centrales ou locales. Par exemple, des agences de Pôle Emploi. L’ENA et l’École polytechnique sont également concernées.

Une structure redondante ?

Les comptes des agences publiques sont opaques aux yeux de l'Etat.
L’Etat veut rationaliser les postes occupés dans les agences publiques.

Aujourd’hui, la France compte plus de 1.200 agences publiques. Parmi elles, on compte 484 opérateurs de l’État, et 731 organismes divers, qui appartiennent à l’administration centrale. Or, certains de ces organismes se recoupent en partie. Au sein de cette structure globale, une soixantaine d’organismes emploient moins de 100 personnes à temps plein. Ces services sont particulièrement visés par le projet de restructuration. Au total, plus de 470.000 agents travaillent au sein des opérateurs de l’État. La baisse d’effectifs possible pourrait toucher environ 88.000 employés, répartie sur 3 à 5 ans. Cela ramènerait le nombre d’agents à 400.000. Les opérateurs qui emploient moins de 100 postes représentent environ 2.500 agents. En comparaison, en Angleterre, un audit réalisé en 2011, similaire à l’initiative française, a été réalisé par le Parlement britannique. Celui-ci avait demandé la suppression de 262 agences administratives indépendantes.

Des économies importantes

En mettant en place une réorganisation des agences publiques, l’Etat pourrait réaliser des économies de 3,5 milliards par an. Mais pour cela, l’exécutif devrait d’abord supprimer des postes doublons au sein des opérateurs. Avant d’être effective, cette restructuration pourrait nécessiter un délai de cinq ans. Cela impliquerait de rationaliser les emplois occupés. Ainsi, réduire la masse salariale actuelle serait possible. Principalement parmi les opérateurs. En effet, en 2012, cette masse salariale représentait 25 milliards d’euros. Or, elle a atteint aujourd’hui les 30 milliards d’euros par an. Cela est notamment dû à une opacité réelle dans les comptes des organismes concernés. A ce sujet, l’Etat estime qu’une plus grande transparence serait nécessaire, pour savoir exactement qui fait quoi. Ce projet de réorganisation fera sans doute des vagues. On peut d’ailleurs s’attendre à des manifestations.