Aides sociales : une baisse est-elle vraiment envisagée ?

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Aides sociales : le spectre récurrent d’une baisse possible.

Le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré hier : « La question n’est pas du tout de savoir s’il y a trop ou pas assez d’aides sociales. La question est de savoir si notre modèle fonctionne, s’il est efficace, et s’il produit les résultats que nous espérons. »

 

aides-sociales-baisseLe Premier ministre a ainsi tenté d’apaiser le débat sur une baisse envisagée des aides sociales. Cette éventualité, qui inquiète depuis un moment les représentants de l’opposition, tout en préoccupant les porte-paroles de la majorité, entretient en effet une polémique latente qui perdure.

 Logiquement, cette question vient à nouveau d’être abordée à l’occasion des dernières discussions portant sur la réforme du système social actuel. Une fois de plus à l’ordre du jour, cette éventualité d’une baisse a été évoquée, lors de la récente demi-journée animée à l’Élysée autour d’Emmanuel Macron.

Ce rendez-vous gouvernemental a stimulé de nombreuses interrogations, à un moment où la diminution des dépenses publiques reste un sujet central.

Pendant son quinquennat, le gouvernement s’est donné pour objectif de diminuer les dépenses publiques de trois points de PIB. Cela représente une coupe de près de 70 milliards d’euros. Celle-ci devrait être répartie entre les efforts de l’État et une réorganisation en profondeur des budgets de la Sécurité Sociale, des collectivités locales et de l’assurance-chômage.

La finalisation du rapport censé exposer les moyens qui permettront d’atteindre cet objectif ambitieux était à l’origine prévue pour le mois de février. Après avoir été plusieurs fois différé, il sera finalement rendu public au mois de juin prochain.

Les supputations concernant d’éventuelles baisses des aides sociales ont récemment été relancées par des déclarations contradictoires au sein de l’exécutif.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a effectivement évoqué le 20 mai une baisse possible de ces aides sociales dans le but de redresser les finances publiques. Or cette déclaration a été infirmée trois jours après par Gérald Darmanin, lui-même ministre de l’Action et des Comptes publics. À l’inverse, il a assuré : « […] On ne touchera pas les prestations sociales des gens. » Tout en admettant que la prolifération et la complexité des aides sociales disponibles « […] pouvaient devenir un problème. » De quoi laissé perplexe tout observateur attentif des orientations validées par l’exécutif.

Quoi qu’il en soit, il est normal que le Gouvernement fasse en sorte d’optimiser le système social appliqué dans le pays. S’il coûte effectivement trop cher, des réformes seront sans doute appliquées.