Ascenseurs dans les immeubles neufs : un progrès dans l’accessibilité

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Les Ascenseurs Facilitent Le Quotidien Des Personnes Handicape Es

Ascenseurs dans les immeubles neufs : une règle élargie

Les ascenseurs dans les immeubles neufs vont devenir obligatoires dès qu’un bâtiment comporte trois étages. Précédemment, l’obligation légale s’appliquait aux constructions de quatre étages. Cette avancée a été annoncée dans un projet de décret. Ce texte a été rendu public ce 21 janvier. Les associations qui défendent les droits des personnes handicapées ont salué ce progrès. Il va améliorer l’accessibilité.

Une meilleure accessibilité

Dorénavant, les nouveaux immeubles devront comporter un ascenseur dès qu’ils comportent trois étages. Auparavant, cette règle ne concernait que les bâtiments de quatre étages. Ce 18 janvier, le Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH) a approuvé cette modification. Ainsi, aucune clause restrictive ne peut plus s’opposer à ce règlement. En décembre dernier, le Gouvernement avait pensé limiter cette obligation aux immeubles comportant au moins douze appartements. A l’époque, cette limitation avait provoqué de vives critiques. Les associations qui défendent les droits des personnes handicapées avaient contesté ce projet. D’ailleurs, l’Association France Handicap (APF) avait accusé le Gouvernement d’effectuer un « recul ». Le Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques (GIHP) avait réagi dans le même sens.

Une limitation abandonnée

Personne handicapée qui appelle un ascenseur.

Après débat, le dernier décret n’impose plus ce seuil de douze logements. Ainsi, le texte approuvé est maintenant conforme à la promesse faite par Édouard Philippe, en septembre 2018. Désormais, cette nouvelle réglementation sur les ascenseurs s’appliquera à tous les permis de construire déposés à partir du 1er octobre 2019. Stéphane Lenoir, coordinateur national du réseau GIHP, a déclaré : « Nous avons été entendus et nous nous en félicitons. »

De nouveaux progrès attendus

Après cet élargissement dans les règles de construction, les associations de personnes handicapées contestent maintenant la loi Elan. En effet, elles la jugent restrictive et décevante. Cette loi, adoptée en octobre 2018, a ramené à seulement 20 % la part de logements neufs adaptés aux personnes handicapées. Ainsi, les 80 % restants ne sont plus que des logements dits « évolutifs ». Ce terme signifie qu’ils sont conçus pour devenir accessibles après des travaux « simples ». Cette réduction de 80 % de logements accessibles d’emblée est unanimement critiquée par les associations spécialisées.