Attribution des fréquences : la couverture de la 5G commence vraiment

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Attribution des fréquences : l’ARCEP lance une étape cruciale du futur réseau 5G

Avant de finaliser l’attribution des fréquences de la bande dédiée au réseau 5G, l’ARCEP va d’abord mettre en consultation publique les modalités d’attribution et les obligations des candidats. Ainsi, ce procédé met en concurrence les quatre opérateurs qui se partagent le marché français de la téléphonie mobile. Donc, Orange, SFR, Bouygues et Free. Au cours de cette étape, ces opérateurs historiques vont se partager les fréquences disponibles.

Une première phase importante

Depuis le 15 juillet dernier, l’ARCEP a lancé en France métropolitaine la procédure d’attribution des fréquences prévues pour le réseau 5G. Celles-ci sont les fréquences existant dans la bande 3,4 GHz-3,8 GHz. Il s’agit de la première étape de cette attribution, mais aussi la plus importante. En effet, cette phase va constituer le « coeur » de ce futur réseau. Cette consultation publique va durer jusqu’au 4 septembre. De fait, le premier lot qui sera attribué aux opérateurs sera déterminant. Le lancement de ces premières offres est prévu dès l’année prochaine.

Des fréquences différentes

Les premières fréquences que l’ARCEP attribuera seront celles qui offriront le meilleur ratio entre la pénétration des ondes dans les bâtiments, la portée et le débit. Un avantage dont ne disposaient pas les autres lots des fréquences déjà données, le mois de juin dernier. En effet, ces précédentes fréquences se trouvaient dans la bande 700 MHz et la bande 26 GHz. Ces bandes possèdent les meilleurs débits existants, mais leur portée est plus courte. De plus, elles ne permettent pas une bonne pénétration dans les bâtiments.

Attribution des fréquences : pour densifier le réseau

Une fois que l’attribution des bandes dédiées au « coeur » du réseau sera finalisée, d’autres fréquences, dites « millimétriques », seront accordées. Leur rôle sera différent de celles situées dans la bande 3,4 GHz-3,8 GHz. Il servira à densifier localement le réseau de base, au moyen de petites antennes. Dès maintenant, l’attribution des fréquences 5G comporte des obligations. Notamment, celle de ne pas négliger les zones considérées comme peu denses. Au minimum, un quart des sites prévus sera déployé dans ces zones, afin qu’elles puissent avoir une activité industrielle normale.

Des objectifs précis

La répartition des fréquences du réseau de la 5G va bientôt commencer.
La répartition des fréquences du futur réseau 5G va être décidée par l’ARCEP.

Concernant le nombre des sites prévus, des objectifs chiffrés sont attendus. En 2022, un déploiement de 3.000 sites devra être atteint. En 2024, ce total devra totaliser 8.000 sites. Enfin, en 2025, 12.000 sites devraient fonctionner. De plus, chaque site devra respecter un niveau minimum de service. Ainsi, leur débit devra atteindre au moins 240 Mbit/seconde. En comparaison, le standard de la 4G n’était que de 60 Mbit/seconde. Par ailleurs, d’ici 2025, les opérateurs devront être capables de couvrir 16.642 kilomètres d’autoroutes.

Des fréquences additionnelles accessibles plus tard

Lorsque l’attribution des fréquences de base sera achevée, les opérateurs pourront demander des fréquences additionnelles. Une deuxième enchère sera alors proposée. Ainsi, celle-ci permettra d’obtenir des fréquences additionnelles, par blocs de 10 MHz. Leur prix dépendra d’un prix de réserve, fixé par le Gouvernement. Ces fréquences additionnelles seront attribuées pour une durée de quinze ans. Toutefois, une prolongation de cinq ans sera possible. Actuellement, la France respecte un calendrier qui devrait lui permettre de lancer ses premières offres 5G dès 2020.