Autolib’ : une fin de contrat imminente devrait être annoncée

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Autolib’ : un nouveau prestataire sera choisi.

 

 

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Les Autolib’, ces voitures électriques citadines disponibles en autopartage, utilisées dans une centaine de communes franciliennes, dont Paris, risquent fort de disparaître prochainement. La fin du contrat initialement conclu avec le groupe Bolloré pourrait en effet être prononcée dès aujourd’hui.

 

Catherine Baratti-Elbaz, présidente du syndicat SAVM (Autolib’ et Vélib’ Métropole), a annoncé qu’elle allait proposer, lors du conseil syndical du 21 juin 2018, de mettre un terme au contrat précédemment conclu avec le groupe Bolloré.

En fait, cette fin de contrat a déjà été annoncée il y a plusieurs jours. La Mairie de Paris a d’ailleurs commencé à rencontrer de nouveaux prestataires issus du secteur automobile, notamment PSA, afin de pouvoir mettre en place une solution alternative.

Si elle se confirme, cette fin de mise en service interviendrait de manière anticipée, car le contrat initial ne devait s’achever qu’en 2023.

Ce changement fait suite à une demande émanant du groupe Bolloré. Celui-ci a en effet réclamé par courrier que les collectivités lui règlent une somme très importante, d’un total de plus de 230 millions d’euros, afin de résorber la dette qu’elles ont accumulée, engendrée par son service de véhicules citadins en libre-service. Cette mise en demeure s’accompagnait d’une décision de fin de contrat en cas de non-paiement.

La Mairie de Paris a donc choisi d’interrompre le contrat actuellement en cours, d’autant plus qu’elle n’était pas satisfaite des prestations proposées par le service Autolib’. Depuis un moment, la Mairie jugent celui-ci médiocre, ce qui lui fait perdre quotidiennement de plus en plus de clients.

Cette rupture de contrat va sans doute entraîner des pénalités financières, mais d’après Catherine Baratti-Elbaz, elles constitueront « […] assurément une somme bien plus réduite que les 233 millions d’euros demandés par le groupe Bolloré. »

Ces indemnités devraient néanmoins représenter plusieurs dizaines de millions d’euros, qui seront ensuite imputés aux contribuables.

Cette réorientation va aussi contraindre la région francilienne à conclure de nouveaux accords, afin de pouvoir clôturer définitivement l’ancienne convention de service. Ce changement de cap devra prévoir le remboursement des abonnements en cours, et proposer une solution satisfaisante pour toutes les stations actuellement en place dans les rues des communes d’Île-de-France.

Pour sortir de cette situation par le haut, la Mairie de Paris ne veut pas passer par une délégation de service public. Par ailleurs, elle a l’intention d’étudier plusieurs solutions possibles, afin de laisser le choix aux usagers. Cette option permettra également à la Ville de faire jouer la concurrence, ce qui lui donnera la possibilité de mieux contrôler le coût de ce changement annoncé.

Pour l’instant, le concept d’un accès libre aux futurs véhicules, toujours utilisables en libre-service, a été conservé.