Caméras mobiles : une nouvelle utilisation préventive

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L'usage des caméras mobiles se renforce chez les agents de sécurité.
L'usage des caméras mobiles se renforce chez les agents de sécurité.

Caméras mobiles : pour sécuriser les transports en commun

Les caméras mobiles, à l’origine réservées aux policiers, servent désormais à d’autres professionnels de la sécurité. A savoir, les contrôleurs qui travaillent dans les transports en commun. Ainsi, on voit apparaître ces caméras dans le métro, les bus, les tramways et les RER. Les premiers essais de ce nouvel usage se révèlent très encourageants.

Une pratique simple

L’usage des caméras mobiles, appelées aussi « caméras-piétons », est en train de s’ancrer en France. Il pourrait se banaliser dans les habitudes du maintien de l’ordre. Dernièrement, un décret d’application légale a validé l’utilisation de ce nouvel outil de sécurité par les policiers municipaux. C’est maintenant au tour de la SCNF et de la RATP de tester les possibilités offertes par ce nouvel accessoire. Cette initiative date de la fin de l’année dernière. Ainsi, les usagers ont pu voir progressivement apparaître des contrôleurs dans les transports publics, équipés de ces petites caméras. Elles sont discrètes, mais efficaces.

Une fonction de preuve

En priorité, le rôle de ces caméras est dissuasif. Elles permettent de filmer des contrôles, voire des interpellations, surtout lorsqu’elles sont mouvementées. Depuis huit jours, dans le réseau des transports parisiens, une quinzaine d’équipes d’agents de sécurité circulent, équipées de ces caméras fixées sur leur poitrine. Celles-ci sont de marque Axon, une société américaine qui fabrique aussi des pistolets électriques (Taser). Axon fournit déjà les agents de police londoniens en caméras miniatures. Cette expérience devrait durer jusqu’à la fin de l’année.

A Nantes, un test positif

L'usage des caméras mobiles pour assurer la sécurité se répand dans les transports en communs.
Les caméras mobiles sont utiles pour assurer la sécurité.

D’abord, iI faut savoir que les vidéos enregistrées sont cryptées. Elles ne peuvent donc être lues que sur un appareil dédié. À Nantes, à la SEMITAN, la société qui exploite les transports en commun de l’agglomération, une seule personne a le droit de consulter ces vidéos. De plus, avant de commencer à filmer dans les bus ou les trams, un contrôleur doit obligatoirement prévenir les passagers. Par conséquent, ces caméras de sécurité ne servent qu’en cas de conflit. Enfin, bien qu’un flou juridique entoure toujours cette pratique, il faut savoir que la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés l’a acceptée, depuis mai dernier.

De réels progrès constatés

Les résultats qui vont être obtenus à Nantes restent à évaluer. Toutefois, déjà testées à Angers depuis deux ans, ces caméras mobiles ont permis de faire baisser le nombre d’incidents (menaces directes, violences, etc.) au cours des contrôles. Cette baisse a été évaluée entre 85 et 90 %. Comme les incivilités sont en forte augmentation sur le territoire, ces petites caméras ont toutes les chances d’être durablement adoptées à l’avenir.