Cannabis récréatif : vraiment en vente libre ?

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Cannabis récréatif : l’approbation des buralistes

Homme chez un buraliste
Les buralistes prets à vendre du cannabis

Conscients d’être impactés par la chute des ventes de paquets de cigarettes, notamment engendrée par l’attrait de la « vape », improprement appelée « cigarette électronique », les buralistes se sont récemment prononcés en faveur de la vente du cannabis récréatif, si ce commerce se réglementait prochainement en France.

Une attitude décomplexée

Si ce type de commerce devenait légal, Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, a dernièrement déclaré sans détour au Parisien que sa profession était prête à en demander « l’exclusivité » au Gouvernement. Il a même précisé qu’il voulait « […] saisir toutes les opportunités. » Philippe Coy estime en effet que le réseau existant de buralistes est actuellement « […] le plus adapté et le plus légitime ». D’après un dernier bilan établi par la société Logista France, qui fournit presque tous les buralistes sur le territoire, la baisse du volume des ventes de cigarettes en France s’est élevée globalement à environ 1,5 % l’année dernière.

Une demande officielle

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En cas de feu vert légal, Philippe Coy, lui-même tenancier d’un bureau de tabac à Lescar (Pyrénées-Atlantiques), n’a pas hésité à affirmer au journal quotidien « […] Nous sommes prêts à en commercialiser dans nos bureaux de tabac. » Il a d’ailleurs précisé, pour montrer son intérêt par rapport à ce nouveau marché potentiel : « Le 18 juin, j’ai même proposé à la ministre de la Santé d’aller plus loin, et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s’il est, un jour, légalisé dans l’Hexagone. »

Des contours juridiques flous

Femme fumant du cannabis
Un produit en vente libre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette prise de position en faveur du commerce officialisé du cannabis récréatif, sans aucun rapport avec l’usage du cannabis thérapeutique, intervient dans un contexte encore trouble. En effet, un flou juridique entoure aujourd’hui la vente de produits contenant un faible dosage de Cannabidiol (CBD). Actuellement, si ces produits ne contiennent pas plus de 0,2 % de THC, le composant psychoactif de la plante, ils peuvent, en théorie, être vendus librement dans l’Hexagone. Suite à cette tolérance, des coffee shops, basés sur le même modèle que ceux qu’on trouve en Hollande, se sont ouverts en France. Cependant, certains gérants de ces établissements ont été récemment mis en examen, pour « transport, détention, offre ou cession, acquisition ou emploi de stupéfiants. »

Interdit ou pas ?

La libéralisation éventuelle de ces produits reste donc encore à clarifier, car elle semble permettre des abus, et comporte toujours, en tous cas pour l’instant, des risques légaux, voire médicaux.

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