CDG Express : une contestation qui reste ferme

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La future ligne rapide entre l'aéroport de Roissy et Paris est contestée par certains.
La ligne rapide qui doit relier l'aéroport de Roissy et Paris suscite des craintes.

CDG Express : un projet toujours controversé

Le projet du CDG Express, bien que soutenu par le Gouvernement, rencontre un mouvement de contestation qui ne faiblit pas. Celui-ci a imaginé un signe de ralliement, pour signaler son refus de cette nouvelle ligne : un carton rouge qui dit « Non au CDG Express ».

Une réaction de rejet

Le carton rouge contre le projet du CDG Express montre clairement un refus.
Un carton rouge pour montrer un refus de certains usagers du RER.

L’Etat, promoteur convaincu de la future ligne du CDG Express, doit affronter actuellement le vif mécontentement de certains habitants de la région parisienne. En effet, une partie d’entre eux conteste vigoureusement ce projet. Au point d’avoir créé un carton rouge pour exprimer son refus. De plus, une certaine frange de la classe politique s’est jointe aux opposants. Alors, la nouvelle ligne qui doit relier le centre-ville de Paris à l’aéroport de Roissy verra-t-elle finalement le jour ? L’association Plus de Trains, opposée à ce projet, encourage ses sympathisants et tous ceux qui redoutent de futures nuisances à montrer leur mécontentement. Pour cela, elle leur demande de s’afficher sur les réseaux sociaux, carton rouge à la main. Dernièrement, le préfet de la région a pu voir, lors d’une réunion consacrée au CDG Express, plus de 700 personnes arborant devant lui le fameux carré rouge de la discorde.

Un chantier contesté

Les habitants et les usagers concernés par la création d’une nouvelle ligne rapide expriment deux griefs principaux. D’une part, de mauvaises répercussions possibles sur le trafic du RER B, d’autre part un risque de favoritisme, accordé au futur CDG Express. D’après ces opposants, cette nouvelle navette pourrait nuire aux autres trains Transiliens.

D’autres usages attendus

En raison des craintes exprimées, l’association Plus de Trains réclame, plutôt qu’une ligne de plus, une modernisation des RER existants. Par ailleurs, cette attente est renforcée par la récente prise de position d’Europe Ecologie Les Verts. En effet, ce parti craint aussi que les lignes de RER en activité pâtissent de cet énorme chantier. Pour preuve, une pétition contre le CDG Express, signée par plus de 1.020 personnes, a été lancée. Cependant, pour le moment, le Gouvernement maintient le projet du CDG Express. Officiellement, cette navette rapide, reliant l’aéroport de Roissy et Paris, doit faciliter les déplacements touristiques et ceux des voyageurs d’affaires.

Le financement du CDG Express reste à valider

La question du financement du CDG Express interroge également. D’autant plus qu’Elisabeth Borne, la ministre des Transports, a déclaré qu’aucun argent public ne sera dépensé. De fait, 400 millions d’euros devraient être versés par SNCF Réseau, ADP et la Caisse des Dépôts. Ce, à part égale. Par ailleurs, 1,7 milliards d’euros devraient être prêtés par l’État. Ensuite, cette somme devrait être remboursée par le prix des billets pour prendre la navette, et par une taxe perçue sur les billets d’avions.

Une opposition mobilisée

Pour l’instant, le mouvement d’opposition à ce projet de navette rapide compte sur une mobilisation citoyenne. Ainsi, il espère encore réussir à stopper la réalisation de cette nouvelle ligne. Certains voient dans l’entêtement de l’exécutif à maintenir ce chantier une forme de « revanche », après l’échec du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.