Concertation sur l’école inclusive : des améliorations prévues

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Sophie Cluzel vient de présenter les propositions suite à la concertation sur l'école inclusive.
Sophie Cluzel a présenté les récentes propositions qui ont suivi la concertation sur l'école inclusive.

 Concertation sur l’école inclusive : un futur plan d’action

Le Gouvernement a lancé une concertation sur l’école inclusive, en octobre 2018. Celle-ci, baptisée « Ensemble pour l’école inclusive », a réuni 120 participants, représentant toutes les parties prenantes. Ainsi, cette réflexion globale a rassemblé des parents, des associations, des professionnels de l’éducation et des accompagnants. De plus, des gestionnaires d’établissements médicosociaux, des organisations syndicales et différents personnels de l’Education nationale y ont participé.

Des propositions efficaces

Le but de cette concertation : formuler rapidement des propositions efficaces pour améliorer la scolarisation des élèves handicapés. Ces échanges ont nécessité 70 heures de débats et 22 réunions. Ce 11 février, le résultat de cette vaste concertation a été exposé. A cette occasion, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, étaient présents. Suite à cette présentation, les ministères concernés étudieront les propositions faites. Ils évalueront leur pertinence et la façon de les mettre en place. Après réflexion, un plan d’action sera présenté au cours du mois de mars. Ce plan intègrera aussi les propositions issues du Grand Débat National.

Des priorités identifiées pour cette concertation sur l’école inclusive

Le ministre de l'Education nationale porte la concertation sur l’école inclusive
L’école inclusive doit bientôt s’améliorer.

Le Gouvernement a déterminé plusieurs priorités pour faire évoluer l’école inclusive. La première est de « renouer la confiance avec les familles ». Un résultat obtenu en simplifiant le parcours scolaire. Ce projet aboutira à une forme de contrat de confiance. Il garantira aux parents la reconnaissance des besoins spécifiques de leurs enfants. De cette manière, des réponses pédagogiques adaptées seront apportées plus rapidement. Sans oublier la mise en place de programmes scolaires spécifiques. Parfois, ils pourront s’associer à des interventions médicosociales ou thérapeutiques. Par ailleurs, pour identifier les difficultés à résoudre, la période de préparation de la rentrée scolaire servira à mieux écouter les parents concernés. Cela permettra d’adapter les règlements internes des établissements aux besoins réels des élèves en situation de handicap. De même pour leurs programmes.

Soutenir les enseignants

La deuxième priorité retenue est le soutien apporté aux enseignants. Un soutien porté notamment par le renforcement de la coopération entre les professeurs et les professionnels du secteur médico-social. En effet, une concertation plus étroite entre les deux secteurs permettra d’obtenir de meilleurs résultats. Notamment au niveau régional, les conventions entre les autorités académiques et les Agences Régionales pour la Santé (ARS) devront préciser cette coopération. Enfin, l’action des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL) encouragera cette coordination dans les établissements scolaires. Sur ce point, le Gouvernement a bien noté que les participants à cette concertation « […] souhaitent être associés au suivi de ce déploiement ».

Valoriser les accompagnants

Les participants à cette concertation sur l’école inclusive ont tenu à valoriser le rôle des accompagnants. Une revalorisation qui passe par l’amélioration de leurs conditions de travail. Notamment au niveau des échanges avec les enseignants et les familles, qui doivent s’intensifier. Pour aller dans ce sens, à partir de juillet 2019, le recrutement des accompagnants en contrat aidés cessera. Ils le seront avec des CDD de trois ans. Ces contrats seront renouvelables une fois, puis seront transformables en CDI. Objectif : renforcer ainsi le statut des accompagnants sur tout le territoire. De plus, ils bénéficieront d’une formation continue, d’une durée de 60 heures par an. Grâce à l’ensemble de ces mesures, Jean-Michel Blanquer attend : « […] des conséquences législatives, règlementaires, financières, organisationnelles pour la rentrée 2019 ».