Conséquences du Brexit : de fortes perturbations dans les transports

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Si un Brexit dur est appliqué fin mars, les délais d'attente vont beaucoup s'allonger en Europe.
Le risque d'un Brexit dur est très préoccupant pour les transports en Europe.

Conséquences du Brexit : sans accord, des réductions de service sont à prévoir

Si le début du Brexit est maintenu le 29 mars prochain, celui-ci devrait entraîner de sérieuses perturbations dans les transports. Concernant les trains Eurostar, le gouvernement anglais craint une réduction de 40 à 60 % de leur trafic. De plus, le fonctionnement de certains aéroports devrait subir un très fort engorgement. Les voyageurs ont donc des raisons légitimes de s’inquiéter.

De fortes complications en Europe

Partout en Europe, les principales villes appréciées par les Britanniques s’apprêtent à subir les retombées négatives du Brexit. Pour l’instant, en France, Guillaume Pepy, président du Directoire de la SNCF, tient à rassurer. Au sujet du fonctionnement des trains Eurostar, il affirme que malgré le Brexit, ils continueront à circuler. Même si des problèmes annexes restent à régler pour les navettes qui relient habituellement Londres au continent.

Conséquences du Brexit : des contrôles problématiques

A Paris, gare du Nord, les contrôles d’identité et douaniers risquent d’être nettement rallongés. Ce sera aussi le cas à la gare londonienne de Saint-Pancras. Notamment à cause des sas Paraphe, chargés d’effectuer une reconnaissance faciale et de lire les passeports électroniques. En effet, en cas de Brexit, ils fonctionneront différemment. Un changement dû à des paramètres d’analyse modifiés. Cela engendrera forcément des retards, et donc des files d’attente plus longues. En Angleterre, un rapport confidentiel émis par le gouvernement britannique, récemment dévoilé par le Financial Times, redouterait des queues de plus de 15.000 voyageurs à la gare Saint-Pancras. Ce calcul à pris pour base un minimum de 1,5 minute par passager.

Les passeports britanniques en ligne de mire

Si le Brexit est appliqué, les délais d'attente vont se rallonger dans les aéroports.
Le Brexit risque de troubler profondément les transports en Europe.

Dans tous les aéroports de l’Union Européenne, les titulaires d’un passeport britannique risquent de pâtir plus que les autres des contrôles renforcés. En effet, avec eux, le personnel chargé de vérifier l’immigration en Europe devra mener une inspection plus poussée. Ainsi, ils s’assureront, en plus de la validité de leurs passeports, du but et de la durée de leurs séjours. Par ailleurs, ils contrôleront aussi leurs moyens financiers, afin qu’ils puissent couvrir correctement leurs besoins.

Des difficultés inévitables

L’Association Européenne du Tourisme a calculé que des vérifications plus poussées, dues à un Brexit « dur », rallongeront forcément les formalités d’embarquement. Surtout pour les possesseurs de passeports britanniques. En moyenne, pour 190 voyageurs anglais, il faudrait compter près de cinq heures de contrôles avant qu’ils puissent embarquer dans un avion. Parmi les destinations les plus touchées, l’Espagne risque d’être la pire. En effet, six de ses aéroports sont particulièrement fréquentés par la clientèle britannique. A savoir : Alicante, Palma, Tenerife Sud, Lanzarote, Malaga et Ibiza. La gestion de ces destinations pourrait vite devenir une épine dans le pied pour le gouvernement espagnol.