Conséquences dues au Brexit : elles dépendront des conditions choisies

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Les retombées du Brexit pour l'économie française devaient être modérées.
Aucune catastrophe ne serait à redouter pour la France à cause du Brexit.

Conséquences dues au Brexit : des retombées limitées pour la France

Les conséquences dues au Brexit sur l’économie française dépendront de la façon dont le Royaume-Uni choisira de sortir de l’Union européenne. En effet, suivant les scénarios possibles, version « dure » ou « douce », les retombées seront variables. Cependant, pour la bonne santé commerciale de l’Hexagone, les conséquences économiques devraient rester limitées. Notamment parce que ses exportations outre-Manche ne représentent que 2,4 % de son PIB.

Un report encore possible

Aujourd’hui, l’Allemagne et la France semblent rester ouvertes à un nouveau report du Brexit. Pour Angela Merkel, qui vient de rencontrer Theresa May à Berlin, un délai supplémentaire de plusieurs mois demeure même envisageable. Hier, dans l’une de ses déclarations, la chancelière allemande a envisagé que ce report aille « jusqu’à début 2020 ». En attendant, la France et l’Allemagne ne sont pas contre un nouveau délai. A condition toutefois que certaines limites soient respectées. Dans un récent communiqué, l’Elysée a précisé qu’un délai d’un an serait jugé « trop long ». Mais Paris « n’est pas fermé à construire une autre solution que le no deal ». Les conséquences dues au Brexit restent donc suspendues.

Un flou qui persiste

D'après l'Insee, les futures retombées sur l'économie française resteront limitées.
Les pourparlers autour du Brexit sont toujours en cours.

Alors que les multiples pourparlers autour du Brexit restent flous, les dix prochains jours devraient enfin clarifier l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. En effet, après trois refus successifs de l’accord de retrait par la Chambre des communes, cette situation extrêmement confuse ne peut plus durer. Le scénario d’un divorce « dur » pour le 12 avril vient juste d’être écarté. A présent, une solution « douce », avec accord, reste possible. Si elle est retenue, elle pourrait avoir pour date butoir le 22 mai. Quoi qu’il en soit, un impact économique sur la France doit être anticipé. Cependant, selon les différentes études qui ont été menées, aucune conséquence dramatique ne serait à redouter.

Un impact modéré

Dans une toute dernière étude économique, datant de mars dernier, l’Insee a livré ses conclusions. Elles tiennent compte de toutes les options possibles du Brexit. Cette analyse est surtout centrée sur le rétablissement éventuel des droits de douane. Suivant les modalités choisies par le Royaume-Uni pour sortir de l’UE, les calculs de l’Institut font apparaître un impact variable. Dans tous les cas, il reste modéré. Au pire, il se situerait entre 3,3 et 7,3 points de baisse. Par conséquent, la France ne devrait pas trop souffrir du Brexit, en raison de ses exportations relativement faibles au Royaume-Uni. En définitive, après calculs, les conséquences pour l’Hexagone seraient comprises entre 0,3 % et 0,6 % de son PIB. Soit une fourchette comprise entre 6,8 et 13,7 milliards d’euros, en tenant compte du PIB annuel français. Les conséquences dues au Brexit n’ont donc pas de quoi faire vaciller notre économie.

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