Une concertation à l’Élysée sur le 4e plan Autisme

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4e plan autisme-macron

Des améliorations urgentes attendues.

Aujourd’hui 6 juillet 2017 commencera cette après-midi à l’Élysée la concertation sur le 4e plan Autisme. Une réunion qui illustre la volonté, annoncée par le nouveau Gouvernement lors de sa campagne, de faire du handicap l’une des priorités de ce quinquennat. Cette concertation permettra la présentation de différents rapports, dont celui de la Commission Scientifique Internationale sur ce sujet, considéré comme particulièrement urgent.

Plusieurs ministres et secrétaires d’État assisteront à cette réunion, notamment Sophie Cluzel, nommée au Handicap, Frédérique Vidal à l’Enseignement Supérieur, Jean-Michel Blanquer pour l’Éducation Nationale, et Agnès Buzyn chargée de la Santé. Ce 4e plan est très attendu par les associations concernées et actives sur le terrain, car les 3 précédents n’ont pas, selon elles, produit de résultats vraiment satisfaisants. Actuellement, l’Unapei, la première Fédération d’associations française de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées et de leurs familles, qui accompagne plus de 60.000 personnes autistes sur le territoire, porte elle aussi un jugement très critique sur les actions menées par les plans précédents. Tirant les mêmes conclusions, Sophie Cluzel avait parlé d’un « retard important » lorsqu’elle s’était exprimée le mois dernier devant le Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH). Un constat préoccupant, lorsqu’on se souvient que le 3e plan 2013-2017 avait pourtant bénéficié d’un budget de 205 millions d’euros. À l’unisson des critiques globalement émises, on retrouve aussi les avis de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN). Bien que ces deux organismes admettent que des « avancées » ont été observées, ils critiquent néanmoins de nombreuses lacunes à propos de la prise en charge des adultes atteints d’autisme, qui impactent aussi l’accompagnement de leurs familles.

Un dossier très vaste

Cette concertation pour améliorer la situation des personnes atteintes d’autisme, enfants comme adultes, devra donc apporter des solutions rapidement concrètes. Les efforts à fournir devront s’appliquer à la fois aux domaines conjoints de la vie sociale, du logement, de l’accompagnement spécialisé, du travail adapté et de la scolarisation. La mise en œuvre de ce large chantier aura pour but de lutter contre l’isolement des personnes concernées et de leurs familles, une meilleure détection des 8.000 enfants autistes qui naissent chaque année, et une meilleure formation du personnel soignant. En France, les Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA) concernent environ 650.000 personnes.

Pour mieux s’informer sur l’autisme : http://www.autisme-france.fr/.