Le 4e Plan Autisme : un programme porteur d’espoirs

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Des améliorations urgentes sont attendues.    

Une concertation préfigurant la mise en place du 4e Plan Autisme a été lancée ce jeudi à l’Élysée. Ce nouveau Plan a pour objectif de prendre des mesures concrètes d’ici la fin de l’année, pour mieux diagnostiquer et prendre en charge les personnes atteintes de ce trouble du développement.

Pour établir ce Plan, pendant six mois, de juillet à décembre, des  « réunions préparatoires » vont être organisées dans toute la France. Cette mesure a été annoncée au cours de la conférence de lancement, en présence de membres du Gouvernement et d’une cinquantaine de représentants d’associations s’occupant des personnes atteintes d’autisme. Afin de prendre des dispositions efficaces, la concertation prévoit de faire participer des familles directement concernées et les collectivités territoriales. Ces échanges devront permettre de définir les actions à mener, en permettant un meilleur accompagnement des familles. Ainsi, cinq groupes seront constitués pour travailler sur les thèmes suivants : la scolarité, l’insertion sociale, la formation professionnelle, la recherche, et l’accompagnement au changement.

Dans un rapport d’évaluation du précédent Plan, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale (IGEN) ont reconnu des avancées, mais aussi des lacunes concernant la prise en charge des adultes atteints de ce trouble et de leurs familles. Sophie Cluzel, la Secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, a déclaré en préambule : « L’autisme est une question majeure qu’il nous faut mieux comprendre, mieux diagnostiquer, mieux accompagner. »

Face à l’impatience des familles, parfois en situation désespérée, les associations demandent au Gouvernement de « prendre la mesure de l’urgence » concernant la recherche, l’accompagnement vers l’emploi et la scolarité, et la création de places dans des structures spécialisées. Les priorités à améliorer touchent principalement le repérage le plus précoce possible, le renforcement de la qualité des interventions au sein des établissements et des hôpitaux de jour, et la formation des professionnels.

En France, en se basant sur les chiffres communiqués par les associations spécialisées, on estime qu’environ 650.000 enfants et adultes seraient atteints de Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA). Cela représente un nouveau-né sur cent.