La fibre optique : un secteur qui sera créateur d’emplois

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Des besoins croissants.

Une récente étude menée conjointement par le cabinet Ambroise Bouteille et l’IDATE a précisé les futurs besoins en terme d’emplois qu’entraîne le déploiement de la fibre optique sur le territoire français. Ses conclusions viennent d’être présentées par Antoine Darodes, Directeur de l’Agence du Numérique, et Carine Chevrier, Déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

emplois-fibreUne récente étude menée conjointement par le cabinet Ambroise Bouteille et l’IDATE a précisé les futurs besoins en terme d’emplois qu’entraîne le déploiement de la fibre optique sur le territoire français. Ses conclusions viennent d’être présentées par Antoine Darodes, Directeur de l’Agence du Numérique, et Carine Chevrier, Déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

Il apparaît que la mise en place d’un réseau complet Très Haut Débit concerne environ 7.500 entreprises, qui emploient actuellement 656.000 salariés. Les estimations faites concernant le nombre d’emplois nécessaires à l’installation du réseau FttH prévu font apparaître un total de 22.000 postes à pourvoir d’ici 2021. Cela revient à recruter en moyenne 3.800 personnes par an dans le secteur de la fibre optique. Ce chiffre devrait même atteindre 7.500 au cours de l’année 2021. Pour réaliser cet objectif, des formations seront évidemment nécessaires. Pour 2020, elles ont été évaluées à 70.000 journées complètes, requises pour former les stagiaires concernés. Ce volume devra en effet être atteint pour parvenir à satisfaire la totalité des besoins évalués, et que les entreprises puissent s’adapter aux contraintes des travaux engagés. Ces recommandations concernant les futurs emplois requis mettent à jour un besoin important en matière de recrutement et de développement de compétences. Cette étude souligne également une perspective très dynamique dans le secteur professionnel mobilisé par la fibre optique.

Lancé en février 2013, le Plan France Très Haut Débit, unique en Europe, a pour ambition de fournir cette technologie sur la totalité du territoire d’ici 2022. L’accès plus rapide à Internet qui en découlera concernera l’ensemble des logements, des administrations et des entreprises du pays. Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’État, les collectivités et les opérateurs privés vont investir 20 milliards d’euros en dix ans. Sur cette somme, 3,3 milliards d’euros seront pris en charge par l’État. Concernant les territoires ruraux, représentant environ 45 % de la population, les collectivités territoriales sont en train de déployer des réseaux publics qui utilisent divers types de réseaux d’accès à Internet. Essentiellement, il s’agit du FttH, d’améliorations apportées au réseau ADSL (pour en accroître les débits), du satellite, du Wimax et de la 4G. Sur les territoires urbains, ce déploiement implique que les opérateurs privés acheminent de la fibre optique jusqu’aux abonnés, une pratique appelée le FttH. Ces zones, qui sont dites conventionnées, couvrent 3.600 communes et représentent environ 55 % de la population.

Le Plan France Très Haut Débit constitue un défi majeur pour le pays, car il va permettre de renforcer la compétitivité de l’économie française. En effet, un meilleur raccordement entre les différentes zones d’activités économique au moyen de la fibre optique augmentera nécessairement l’attractivité de la France. Cette modernisation rendra possible une meilleure communication entre les services publics sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et de montagne, jusqu’alors plus isolées. Un accès plus performant à Internet améliorera aussi le fonctionnement des établissements scolaires et de santé, notamment les hôpitaux. À terme, ce meilleur accès aux différentes utilisations numériques profitera à tous les citoyens.