Eclairage public en question

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un employé travaillant sur un lampadaire de l'éclairage public
Eclairage public : un enjeu pour le développement durable urbain

Éclairage public : un enjeu pour le développement durable urbain

un employé travaillant sur un lampadaire de l'éclairage public
Éclairage public : un enjeu pour le développement durable urbain

L’éclairage public est au centre des débats. Les villes s’interrogent de plus en plus pour tenter de réduire la pollution lumineuse, faire des économies et maintenir la sécurité la nuit. Plusieurs options sont possibles et testées sur les territoires.

L’éclairage public : un véritable enjeu

L’éclairage public et son optimisation sont un enjeu majeur d’attractivité, de sécurité et d’économie pour les collectivités. Il représente en moyenne 40% du budget électricité d’une ville et ne doit pas être sous-estimé en matière d’impact et d’attractivité économique. Un bon éclairage public participe à dynamiser une ville et peut devenir un facteur de développement économique. La problématique actuelle de l’éclairage public se situe dans un juste équilibre entre économie et écologie. Les éclairages publics en France sont vétustes et énergivores. Ils ont, en moyenne 35 ans, alors qu’ils ont été conçus pour durer 20 ans. Ils coutent cher et sont peu respectueux de l’environnement.

L’éclairage public : des économies s’imposent

En 3 ans, le prix de l’électricité a augmenté de 30%. Les décideurs locaux ont donc dû trouver des solutions pour en réduire le coût. La maîtrise de l’éclairage public est une source importante de réduction des consommations électriques. La vétusté des installations étant la principale cause de la surconsommation, les collectivités se lancent dans le renouvellement de leur parc. Une des solutions les plus plébiscitées est le LED. L’investissement est couteux mais rentable ; cette démarche s’inscrit dans une réflexion globale pour réaliser des économies tout en participant à la transition énergétique de notre pays. Certaines communes expérimentent l’extinction de l’éclairage public durant une partie de la nuit avec une inquiétude quant à une augmentation de la délinquance.

L’éclairage public et la pollution lumineuse

 

un employé travaillant sur l'éclairage public
En 3 ans, le prix de l’électricité a augmenté de 30%. Les décideurs locaux ont donc dû trouver des solutions pour en réduire le coût

 Le Grenelle de l’environnement a introduit la notion de pollution lumineuse. Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la fore ou aux écosystèmes, entrainant un gaspillage énergétique ou empêchant l’observation du ciel nocturne feront l’objet de mesures de prévention, de suppression ou de limitation. L’ADEME propose de nombreuses solutions pour réduire ses nuisances lumineuses et faire des économies d’énergie. Elle encourage l’utilisation de lampes plus efficaces, de luminaires mieux orientés vers les zones à éclairer. Elle promotionne également la mise en place de systèmes de graduation de la lumière. De nombreuses villes ont fait également le choix d’expérimenter l’extinction de l’éclairage la nuit. Ainsi à Quimper, le conseil municipal va prochainement voter pour décider de mettre ou non en place cette décision. La ville souhaite expérimenter l’extinction de l’éclairage public sur la tranche horaire de 1h à 6 h du matin. Elle y pense depuis longtemps mais a dû mettre en place un travail de discussions avec les conseils de quartier afin de rassurer la population. En effet, l’expérience le prouve : l’extinction des éclairages la nuit ne provoque pas plus d’insécurité.

 

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