Emplois aidés : une exception possible pour les associations

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Lors du Grand Débat, le chef de l'Etat a entendu les critiques contre la suppression des emplois aidés.
Le président Macron pourrait revenir sur la suppression des emplois aidés pour les associations.

Emplois aidés : des rétablissements envisagés ?

Lors du Grand Débat, organisé parfois avec des maires, le président Macron a envisagé un rétablissement des emplois aidés. Notamment pour certaines associations. Emmanuel Macron pourrait prendre cette décision suite à des discussions menées avec plusieurs responsables de ce secteur.  Les témoignages de nombreux citoyens, acteurs du secteur associatif, ont appuyé diverses demandes de rétablissement.

Des zones prioritaires

Sur l’ensemble du territoire, environ 1.500 zones urbaines défavorisées sont considérées comme des quartiers prioritaires, par rapport à la politique de leur ville. A ce titre, elles peuvent parfois bénéficier d’aides spécifiques. Récemment, l’Elysée a déclaré qu’il voulait que ces zones prioritaires puissent participer au Grand Débat en cours. Ainsi, un communiqué a précisé qu’il fallait que « […] les quartiers se saisissent aussi du Grand Débat, pour en être des acteurs à part entière. » Lors des échanges avec Emmanuel Macron, la question de la suppression des contrats aidés est souvent revenue dans les débats. De nombreux intervenants, élus ou simples citoyens, ont vivement contesté la disparition de ces contrats aménagés.

Un changement stratégique possible

Pour de nombreux élus, la suppression des emplois aidés est une mauvaise mesure.
La suppression des emplois aidés a soulevé une vive contestation.

Le rétablissement éventuel des contrats aidés a été débattu, dans le contexte de différents problèmes. Notamment ceux des ghettos urbains, des fusions forcées des communes et des déserts médicaux. Suite à ces discussions, le président Macron a admis, devant divers élus, que la réduction brutale des emplois aidés posait problème. En effet, le président a concédé qu’elle constituait « un vrai problème pour beaucoup d’associations et de villes ». Pour trouver des solutions, Emmanuel Macron s’est montré ouvert à la mise en place de dispositifs de remplacement. Le président a défendu que la philosophie de cette mesure était bonne. Cependant, il a aussi admis que « […] dans les lieux fragiles, cela a fait souffrir. […] Il faut accélérer les mesures de compensation. » Cette réponse aux critiques, formulées par de nombreux intervenants de tous bords, a montré une possibilité d’ouverture et d’évolution.

Les petites associations jugées prioritaires

Le président Macron a annoncé qu’il souhaitait lancer « un grand Plan pour les petites associations ». Actuellement, concernant la question des emplois aidés, le Gouvernement est en train d’en supprimer environ les trois quarts. Ainsi, alors qu’ils étaient 320.000 en 2017, on n’en compte plus que 130.000 en 2019. Suite à cette forte réduction, l’exécutif souhaite, en échange « […] développer fortement les Parcours Emplois Compétences (PEC) ». Pour Emmanuel Macron, cette possibilité n’est pas assez utilisée parce qu’elle reste encore méconnue. Pourtant, il considère qu’elle représente une « […] garantie jeune et l’ouverture du service civique ». Parallèlement, le chef de l’Etat a déclaré qu’il était prêt à mettre en place des « emplois francs associatifs ». Ce dispositif prévoit des aides de l’Etat pour développer l’emploi de résidents venant de quartiers défavorisés. Enfin, Emmanuel Macron a affirmé : « […] on doit booster le tissu associatif par un dispositif d’emplois francs associatifs pour les petites associations. »