Excès de plastique : une journée entière pour se mobiliser

0
500
contre l'exces-plastique

Excès de plastique : plusieurs villes contre les emballages inutiles.

les excès de plastique dans l'amas d'emballages

Ce samedi 2 juin, une journée complète de mobilisation citoyenne et écologique a été programmée dans plusieurs enseignes de grande distribution.

 

Hier, diverses animations contre les excès de plastique ont égayé les achats des clients qui se sont rendus dans de nombreux supermarchés, aussi bien dans la Capitale que dans d’autres grandes villes de France. Entre autres, à Strasbourg, Lille, Le Mans et Toulouse, ainsi qu’à Nouméa. Toutes ces villes se sont mobilisées dans un mouvement commun, en faveur de la protection de l’environnement.

Au total, plus de 50 villes dans le monde, notamment en Belgique et en Angleterre, se sont unies pour réagir contre l’usage excessif des emballages en plastique et contre la pratique du suremballage. Ces actions écologiques se poursuivront dans les prochains mois et durant tout l’été.

Baptisées « Plastic attacks », ces opérations avaient pour objectif de réduire de façon conséquente l’utilisation inutile de tous les plastiques jetables à usage unique.

Ce mouvement contre le gaspillage généré par les emballages industriels est né le 27 mars dernier à Keynsham, près de la ville de Bristol, au Royaume-Uni. Ce jour-là, vingt-cinq militants défendant cette cause ont déposé, après avoir fait leurs achats dans un supermarché, dans trois caddies qu’ils ont intégralement remplis, tous les emballages ménagers et alimentaires qu’ils jugeaient inutiles.

Ces clients ont ensuite laissé cet abondant amas d’emballages devant le magasin. Pour se faire connaître, ils ont diffusé la vidéo montrant leur action sur les réseaux sociaux. Cela a entraîné une réaction virale, qui s’est chiffrée à près de 17 millions de vues sur le Net. Ils ont ainsi pu démontrer que l’activité de la grande distribution entraînait une large surconsommation de produits en plastique, souvent abusive et injustifiée.

D’où cette idée simple des initiatives « Plastic attacks », qui a d’abord essaimé dans plusieurs pays avant d’arriver en France.

Cette réaction contre les emballages jugés inutiles, voire nuisibles, pourrait conduire à un changement dans nos habitudes de consommation. On pourrait ainsi remplacer de nombreux plastiques par des matériaux de substitution non-carbonés, et donc non-tributaires des variations du prix du pétrole.

Soutenue notamment par la célèbre enseigne Carrefour, cette initiative pourrait générer des économies futures substantielles, grâce à une production mieux contrôlée des emballages en plastique.

Pour le groupe de grande distribution, un résultat économique durable pourrait être obtenu si un mouvement organisé se constituait : « […] associant les industriels, les pouvoirs publics, les éco-organismes, les distributeurs et les grandes marques. »