Festival d’Avignon : une nouvelle édition qui laisse s’exprimer toutes les cultures

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Festival d’Avignon : la volonté de ne négliger aucun genre.

 

Le Festival d'Avignon ne néglige aucun genre.
Le Festival d’Avignon ne néglige aucun genre.

Cette année, sous l’impulsion d’Olivier Py, son directeur, la 72e édition du célèbre Festival d’Avignon explorera plus particulièrement les thématiques qui découlent du genre, abordant les nombreuses interrogations et difficultés posées par la question délicate de l’identité.

Dédié au thème du genre

Pour sa nouvelle édition, le Festival d’Avignon, à la fois l’officiel et le Off, débuteront le même jour, soit le vendredi 6 juillet 2018. Ce grand rassemblement culturel de l’été, toujours très attendu, pour toutes les découvertes qu’il permet de faire, sera écourté de deux jours cette année. Il ne durera en effet que 19 jours, s’achevant le mardi 24 juillet. Seul le Off jouera les prolongations, en fermant ses portes le dimanche 29 juillet. En 2018, touché par une légère baisse de fréquentation l’année dernière, depuis son succès record en 2016, le Festival d’Avignon veut mettre en avant le thème du genre, et ce qui conditionne la définition de l’identité féminine et masculine, voire transgenre.

La culture contre la violence

Les élus qui représentent les collectivités de la ville d’Avignon, du département et de sa région, ont tous présenté dans leurs discours cette nouvelle édition comme un remède souverain contre la violence actuelle, marquée par une crainte latente du terrorisme. Cela explique en partie pourquoi le Festival a voulu accorder dans cette édition, de manière ouverte, une large place à des créations issues du monde arabe. Comme dans la pièce « Retour », d’Amir Reza Koohestani, dans laquelle deux parents décrivent à leurs enfants l’avenir qu’ils peuvent espérer au sein de la future société iranienne. Le metteur en scène et acteur Gurshad Shaheman, lui aussi iranien, présentera un spectacle qui aborde directement la question des migrants et de la discrimination. Quant à l’Egyptien Ahmed El Attar, avec « Mama », il questionnera le public à travers des personnages de mères qui engendrent des garçons aux comportement machistes.

La tradition préservée

Les grands classiques du théâtre ne seront pas non plus oubliés, avec une version lituanienne du célèbre « Tartuffe » de Molière, revisitée cette fois par Oskaras Korsunovas. Autre monument impérissable, « Iphigénie », la superbe tragédie de Racine, sera à redécouvrir dans une nouvelle mise en scène de Chloé Dabert. À côté de ses représentations, David Bobée, directeur du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen, présentera chaque jour à midi « Mesdames, messieurs et le reste du monde », cet espace de discussion prévu entre les artistes et les spectateurs. Ce feuilleton quotidien, très suivi et souvent engagé, se déroulera à nouveau dans le jardin de la médiathèque Ceccano.

Pour connaître les renseignements pratiques sur le Festival d’Avignon et sa programmation détaillée, consultez le site officiel