Fonctionnaires : un nouveau conflit qui pointe à l’horizon ?

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Fonctionnaires : leur base de rémunération remise en question.

Hier, les syndicats qui défendent les droits des fonctionnaires ont rencontré Olivier Dussopt, le secrétaire d’État chargé de la fonction publique. Ensemble, ils ont discuté, dans un contexte conflictuel, du salaire qui sera versé l’année prochaine à 5,5 millions d’agents.

Les fonctionnaires vigilants sur la modification de leur base de rémunérationCe principe d’un rendez-vous « salarial » a été obtenu par les syndicats. Les entretiens qui ont lieu sont destinés à définir pour l’année suivante l’évolution des rémunérations dans la fonction publique.

Cette entrevue a lieu désormais au mois de juin, afin qu’elle puisse se dérouler au même moment que la préparation du budget de l’État. Ce calendrier laisse ainsi la porte ouverte à d’éventuelles négociations.

La réunion qui s’est déroulée ce lundi à Bercy, dans un climat tendu, a rassemblé les neuf syndicats représentatifs, face à Olivier Dussopt. L’objectif des syndicalistes était clairement d’obtenir une hausse du point d’indice qui sert à calculer la base de la rémunération des fonctionnaires.

Il faut rappeler que ce point a été gelé entre 2010 et 2016. Il a ensuite été revalorisé de 1,2 %, en deux temps, avant d’être à nouveau bloqué en 2018.

La CGT réclame que ce point soit augmenté de 2,5 % en 2018, ainsi qu’en 2019. De son côté, Force Ouvrière veut que cette base soit réévaluée au total de 16 %, mais le syndicat accepte que ce rattrapage soit étalé dans le temps.

Ces négociations se sont déroulées dans des conditions difficiles, voire conflictuelles, en raison de l’ensemble des réformes voulues par le nouvel exécutif. Celui-ci souhaite en effet développer un système de rémunérations accordées désormais au mérite, et intensifier le principe de mobilité. Pour cela, il n’hésite pas à avoir recours, si nécessaire, à d’éventuelles primes de départ.

Ces changements importants, qui ont été amorcés en février dernier, déplaisent à l’évidence aux syndicats. En plus, la décision annoncée de supprimer 120.000 de postes d’ici 2022 n’arrange évidemment rien.

Les tensions ressenties dans les réunions qui se sont tenues jusqu’à présent s’expliquent donc facilement. Pour marquer leur mécontentement, les syndicats ont fini par déclencher plusieurs journées de grèves et de manifestations. Elles ont déjà eu lieu à trois reprises, le 10 octobre, le 22 mars et le 22 mai (cette journée ayant été assez peu suivie).

Une nouvelle journée forte de mobilisation va avoir du mal à se mettre en place, étant donné la proximité des vacances d’été. Cependant, une date d’action a quand même été décidée le 28 juin prochain. Pour apprécier son ampleur, il faudra vérifier ensuite si elle est vraiment parvenue à être fédératrice.


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