Glyphosate : un désherbant qui repousse… sa date d’interdiction

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Glyphosate : un danger qui ne fait pas l’unanimité.

Alors que le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait annoncé que le glyphosate allait être interdit en France d’ici la fin du quinquennat, soit d’ici 2022, soutenu par le ministère de la Transition écologique mais également par Emmanuel Macron, la Commission Européenne en a décidé autrement, autorisant son utilisation pour les cinq prochaines années.

glyphosate-décisionCette décision prend donc l’avis de la France à contre-pied, ignorant délibérément la position du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui a pourtant récemment déclaré qu’il considérait ce problème phytosanitaire comme un risque de santé majeur. Les débats très agités soulevés par le glyphosate sont menés depuis déjà deux ans, preuve qu’il divise et qu’il soulève de nombreuses oppositions. Dans l’Hexagone, l’interdiction du glyphosate a déjà fait envisager des produits de substitution, censés remplacer l’herbicide, pourtant le plus vendu au monde. En effet, malgré l’avis favorable de la Commission Européenne, certains sur le territoire continuent de juger que cet herbicide est clairement dangereux pour la santé. D’ailleurs, il faut rappeler qu’en France l’utilisation du glyphosate par les collectivités est interdite dans les espaces ouverts au public depuis le 1er janvier 2017, et que son emploi par les particuliers devrait être proscrit à partir de 2019. Ce qui est sûr, c’est que la France souhaite réduire progressivement l’utilisation agricole de cet herbicide, pour le moins controversé. Sa dangerosité réelle continue de faire débat, puisqu’il a été classé comme « cancérogène probable » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), alors que l’Agence Européenne en charge des Produits Chimiques (ECHA), ainsi que celle de la Sécurité des Aliments (EFSA), estiment qu’il n’y a pas de raison valable pour classer cet herbicide dans les produits cancérogènes.

Alors que les experts n’arrivent pas toujours pas à se mettre d’accord, pour l’instant, ce qui est sûr, c’est que le Président Emmanuel Macron souhaite que cet herbicide ne soit plus utilisé en France « […] au plus tard dans trois ans. », malgré la décision européenne.