Golfe de Fos-sur-Mer : une pollution industrielle envahissante

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Golfe de Fos-sur-Mer : un danger confirmé.

 

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En février dernier, une étude révélée par l’Association de Défense et de Protection du Littoral du Golfe de Fos (ADPLGF) avait démontré que la pollution industrielle ambiante avait contaminé certains aliments couramment consommés sur ce site. D’autres analyses récentes viennent de confirmer un danger alimentaire pour les consommateurs vivant dans cette région.

De précédents tests avaient notamment détecté une quantité trop importante de dioxines, relevée dans de la viande, du poisson, des œufs, des fromages et des fruits de mer vendus sur cette zone géographique. À l’époque, ce risque avait d’ailleurs conduit la mairie de Fos à déposer une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

 Ce danger constaté sur l’ensemble du golfe de Fos-sur-Mer, l’une des plus grandes zones industrialo-portuaires (ZIP) d’Europe, concerne actuellement environ 100.000 habitants. Cette pollution a été mise à jour après des analyses préventives menées sur ce site pendant une quinzaine d’années.

Menées depuis 2009, ces recherches mettent en cause une vingtaine d’installations industrielles implantées autour du golfe, classées Seveso. Leurs activités concernent principalement les secteurs de l’incinération d’ordures, la production chimique, la raffinerie et la sidérurgie.

Il y a plusieurs mois, divers prélèvements ont été étudiés sur différents types d’aliments. Ces analyses ont été faites par deux laboratoires spécialisés, Carso et Wessling, et par l’Institut Écocitoyen pour la Connaissance des Pollutions, installé à Fos même. Cet Institut compte parmi ses membres des chercheurs qui travaillent à l’INRA, au CNRS et à l’Inserm.

Leurs conclusions aboutissent au même constat inquiétant d’une présence anormalement élevée de dioxines dans de nombreux produits alimentaires courants. Cette quantité est bien supérieure au seuil réglementaire. Elle est donc potentiellement considérée comme cancérogène. Par ailleurs, cette concentration de dioxines a progressé depuis celle qui avait été enregistrée en 2009.

 Le 12 décembre 2017, le préfet des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêt de mise en demeure pour obliger les entreprises jugées responsables des nuisances à se mettre rapidement en conformité.

Malheureusement, les derniers tests effectués ont à nouveau constaté un seuil dangereux de produits toxiques dans divers aliments consommés sur la zone du golfe de Fos-sur-Mer.