Grande-Bretagne : les 300 ans contestés de l’entente avec l’Ecosse

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Les Britanniques ont célébré, dans une grande discrétion, le tricentenaire de l’Acte d’Union entre l’Angleterre et l’Ecosse, le 16 janvier 1707, qui constitue le véritable socle du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

Dans les domaines du “commerce, des échanges, de la sécurité et par-dessus tout des valeurs partagées, l’Union de l’Angleterre et de l’Ecosse continue d’être bénéfique pour l’Angleterre, l’Ecosse et tout simplement pour l’avenir de la Grande-Bretagne”, a ajouté Tony Blair.

Tony Blair a salué l’Union entre l’Angleterre et l’Ecosse, à l’occasion de son 300e anniversaire. Le premier ministre britannique a mis en garde contre les velléités d’indépendance qui seraient selon lui un “désastre” pour l’Ecosse.

M. Blair a également mis en garde contre la perspective d’une indépendance de l’Ecosse en faveur de laquelle militent les nationalistes écossais du SNP (Scottish National Party).

Ces derniers, qui disposent de six points d’avance dans les sondages sur les travaillistes pour les élections au parlement écossais de mai prochain, ont promis d’organiser dans les cent jours un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse en cas de victoire.

L’indépendance “serait un désastre pour l’économie et la sécurité de l’Ecosse”, a martelé M. Blair, affirmant qu’il serait incroyablement régressif et réactionnaire de démanteler l’Union maintenant.” “Je ne crois pas que les gens en Ecosse veuillent l’indépendance”, a-t-il insisté.
Prenant comme exemple son propre cas, Tony Blair a rappelé que sa mère était née en Irlande, son père en Angleterre et lui-même en Ecosse où il avait été éduqué. Il a rappelé qu’en 1707, 30 000 Ecossais avaient des parents vivant en Angleterre, soit 3% de la population, contre 2,5 millions aujourd’hui, soit la moitié de la population écossaise.

Un sondage de la BBC paru a montré qu’Anglais, Ecossais et Gallois étaient majoritairement favorables au maintien en l’état de leur union au sein du Royaume-Uni. Mais si 56% des Ecossais, 69% des Gallois et 73% des Anglais souhaitent que l’union soit inchangée, ils sont 16% en Angleterre, 19% au Pays de Galles et 32% en Ecosse à être favorables à un démantèlement.

Un autre sondage dans le quotidien “The Scotsman” indique mardi que 36% des Ecossais considéraient que l’union a eu un effet positif sur leur pays, contre 27% qui pensent le contraire.