Grève SNCF : un suivi qui semble flou pour les usagers

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Grève SNCF : un mouvement qui paraît s’essouffler.

Clairement néfaste pour le tourisme et le trafic routier français, le mouvement de revendication des cheminots semble perdre progressivement de sa virulence. De moins en moins soutenue par les Français, cette grève occasionne néanmoins des perturbations qui perdurent, signalées par la SNCF.

grève-sncf-suiviLe trafic ferroviaire s’est amélioré, d’après les statistiques constatées ce dernier week-end du premier mai. En effet, la moitié des TGV et un tiers des trains Intercités ont circulé. Des chiffres qui deviennent moins handicapants pour les voyageurs, car pour la première fois, moins de 50 % des conducteurs de trains, soit 49,6 %, ont déclaré ne pas vouloir faire grève. Comparativement, au début de ce mouvement social, ils avaient été 77 % à soutenir cette grève.

D’après un récent sondage de l’IFOP, le soutien des Français à la grève en cours continuerait de baisser. Après un sixième épisode de revendication, seuls 41 % des sondés estimeraient ce mouvement encore justifié.

Cependant, la SNCF prévoit encore des perturbations sur son réseau, bien qu’elle s’attende à un « […] retour progressif à la normale du trafic ». Elle incite donc toujours les voyageurs à vérifier auparavant si leurs trains circuleront comme prévu.

Aujourd’hui, il est difficile pour les usagers d’apprécier clairement l’ampleur du mouvement maintenu par les cheminots. Leurs revendications ont été sérieusement occultées par les incidents très violents qui ont marqué la manifestation du premier mai. Tous les médias ont parlé de ces affrontements avec la police, au détriment des revendications soutenues par les syndicats ferroviaires.

Par ailleurs, les appels à une convergence des mouvements sociaux, attendue notamment par la CGT, ne semble pas rencontrer un accueil favorable. Par conséquent, il est prématuré de faire des estimations concernant cette grève, pour savoir si elle va se durcir ou pas, comme l’ont annoncé certains syndicalistes.

Ce qui est sûr, c’est qu’une clarification va devoir à un moment apparaître, car, comme l’a dernièrement déclaré le Premier ministre Édouard Philippe : « Le statu quo dans lequel nous sommes installés n’est pas tenable. »