Groupe Aéroports De Paris : pas de privatisation pour le moment

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Le groupe ADP ne sera pas privatisé pour le moment, comme le souhaitait le Gouvernement.
Pas de privatisation pour le groupe aéroportuaire ADP.

Groupe Aéroports De Paris : rejet d’un article de loi 

Le groupe Aéroports De Paris, autrement dit ADP, ne pourra pas accéder tout de suite à la privatisation. Le Gouvernement avait pourtant sérieusement envisagé cette possibilité. Néanmoins, mardi dernier, le Sénat a voté, par 246 voix contre 78, la suppression de l’article 44. Celui-ci autorisait la privatisation de l’activité du groupe aéroportuaire.

Un régime juridique maintenu

Ce rejet confirme un net refus. La deuxième chambre législative française en a décidé ainsi. Pourtant, le projet de loi PACTE proposait cette privatisation du groupe Aéroports De Paris. Cependant, ce mardi 5 février, les Républicains ont rejoint le Parti Socialiste pour se prononcer contre. Ainsi, cela a entraîné la suppression du fameux article 44. Après un débat animé, les opposants ont avancé des arguments d’ordre économiques et sécuritaires. De plus, la comparaison entre la privatisation des autoroutes et celle des aéroports a pesé sur les débats. Désormais, après ce rejet, la décision finale reviendra à l’Assemblée nationale. Celle-ci avait adopté l’article 44 en première lecture.

Un projet en attente

Pour le moment, le Sénat a rejeté la privatisation des aéroports français .
Le Sénat n’a pas accepté la privatisation des aéroports français.

Pour le moment, l’Etat devra conserver la majorité des parts du groupe ADP. Par la suite, si le projet de loi PACTE est adopté, l’Etat pourra vendre au secteur privé la totalité ou une partie des actifs du groupe aéroportuaire. Cela représente environ 50,6 % des parts, soit 9,5 milliards d’euros. Si ADP était privatisé, il le serait sous la forme d’une concession valable pendant 70 ans. Mais pour l’instant, la privatisation du monopole détenu par ADP reste en suspens. Dans les jours qui viennent, l’examen de la loi PACTE va se poursuivre. A l’ordre du jour, on discutera des dispositions qui autorisent l’Etat à descendre en-dessous d’un tiers du capital d’ENGIE.

Un refus attendu

Ce rejet du Sénat concernant la privatisation des aéroports parisiens n’est pas une complète surprise. En effet, il était en partie attendu, depuis quelques jours. Néanmoins, comme le front de Droite a réagi comme les représentants socialistes contre ce projet, cela indique une vraie résistance de la part du Sénat. Le Gouvernement, Bruno Le Maire en tête, devra en tenir compte.