Handiski : le plaisir de la glisse adapté au handicap

0
448
Différents équipements permettent de skier quand on est handicapé.
Les joies de la montagne restent possibles même quand on est handicapé.

Handiski : de nombreux solutions pour skier malgré un handicap

Le handiski est actuellement en train de se développer. On peut le pratiquer dans de nombreuses stations de sports d’hiver, aménagées pour le recevoir. Cette pratique y est aisément accessible. Les remontées mécaniques, les téléskis et les télésièges, ainsi que les logements prévus, sont tous étudiés pour accueillir au mieux le handicap. De plus, le matériel nécessaire pour profiter du handiski a beaucoup évolué au cours des dernières années.

Un loisir accessible

En plus d’être une discipline de compétition, le handiski devient aussi un loisir courant. Cette pratique est adaptée aux personnes handicapées qui veulent s’adonner aux plaisirs de la glisse, tout en restant en sécurité. Désormais, un handicap n’est plus une raison d’être privé des joies de la montagne. Le handiski se pratique surtout en position assise. Pour s’y initier, il suffit d’une dizaine d’heures de cours. Après, on peut s’aventurer sans danger sur une piste verte. Par la suite, avec peu d’entraînement, le pratiquant peut rapidement acquérir sa propre autonomie.

Un matériel adapté

Divers équipements permettent de skier malgré un handicap, avec un peu de pratique préalable. Notamment l’uni-ski, un fauteuil mobile muni d’amortisseurs. Ceux-ci sont montés sur cet engin muni d’un seul ski, comme son nom l’indique. Actuellement, cette option est celle qui est la plus pratiquée, comme loisir ou en handisport. Après une courte phase d’adaptation, elle permet rapidement de skier en toute autonomie. Sur piste ou hors piste, on l’utilise avec des stabilos, des cannes elles-mêmes munies de mini-skis à leurs extrémités. Pour en profiter, il faut juste avoir un minimum de force dans les bras.

Une variante amusante

Etre handicapé n'est plus une raison pour ne pas faire du ski.
La pratique du ski est possible même en cas de handicap.

On peut aussi choisir le kartski, un siège monté sur deux skis très écartés. Il se conduit grâce à deux manches qui agissent directement sur les skis. Là encore, le pratiquant contrôle sa glisse. Enfin, pour les personnes malvoyantes, le ski peut se pratiquer en duo, avec un accompagnateur qui les dirige en leur parlant.

Les handicaps lourds

En cas de handicap lourd, on peut choisir le tandem-ski, une pratique qui n’est pas autonome. C’est un siège baquet, monté sur un châssis articulé, lui-même fixé à deux skis. Cet équipement est conduit par un pilote. Il existe aussi la pulka, un traîneau qui est tracté par une autre personne. Cette solution est adaptée aux personnes ayant des capacités physiques très réduites.

Un grand choix de stations

De nombreuses stations de montagne sont aujourd’hui habituées aux spécificités du handiski. Leurs infrastructures, le matériel qu’elles proposent et les hébergements dont elles disposent y sont parfaitement adaptés. De plus, de nombreuses écoles de ski françaises proposent des moniteurs spécialement formés à l’accueil des personnes à mobilité réduite. Rien qu’en Savoie, une trentaine de stations sont parfaitement équipées pour satisfaire ce loisir. Dans les Alpes, à Tignes, différentes écoles enseignent le ski assis. Depuis les Jeux paralympiques de 90, la station héberge d’ailleurs l’équipe de France handisport pour ses entraînements. La Plagne est une autre station très bien équipée pour recevoir les personnes à mobilité réduite.