La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs abandonnent progressivement leur mouvement de barrages.

Après avoir rencontré le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, la Fédération Nationale des Syndicats Exploitants Agricole (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA), présidé par Jérémy Decerle, ont décidé de cesser peu à peu leur blocage des raffineries et des dépôts pétroliers, commencé dimanche dernier.

Christiane Lambert présidente de la FNSEACe mouvement social a été provoqué par l’autorisation accordée à Total d’importer de l’huile de palme, destinée ensuite à être traitée dans sa raffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, pour produire des biocarburants.

L’entrevue avec le ministre a permis de déboucher sur certains compromis et de satisfaire une partie des revendications avancées. Lors de cet entretien, placé sous le signe de l’ouverture, plusieurs rendez-vous ont été fixés. Ces avancées ont permis d’annoncer, au cours d’une conférence de presse commune, tenue par la Fédération Agricole et les Jeunes Agriculteurs, l’abandon momentané des blocages.

Cependant, la dirigeante de la Fédération, Christiane Lambert, n’exclut pas de reconduire son action en cas de désaccords futurs, si le calendrier prévu n’était pas respecté. La présidente a néanmoins admis que les divergences en cours allaient nécessiter du temps avant d’être totalement réglées. Cela ne l’a pas empêché de déclarer : « […] Si nous n’avons pas dans les semaines qui viennent des réunions sur les chantiers ouverts, nous reviendrons. »

Dès hier, un porte-parole du groupe Total a confirmé que les blocages avaient effectivement commencé à être levés. Ils devraient avoir complètement disparu aujourd’hui.

Cette action de revendication avait déjà commencé à provoquer un début de pénurie dans 145 stations d’essence, sur les 2.200 recensées en France. Cependant, l’activité habituelle des raffineries de Total n’a pas été affectée.

La FNSEA a demandé au Gouvernement, lors de ses prochaines discussions prévues avec le groupe Total, de mieux défendre la filière française de production d’huile de colza. Pour cela, la Fédération a demandé que les importations d’huile de palme diminuent de façon significative. La FNSEA a réclamé que les volumes de colza français acheté soient rehaussés, au-delà du seuil de 50.000 tonnes prévu actuellement. Elle a aussi demandé que les tarifs soient établis avec l’accord des filières agricoles françaises.

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, a admis cette exigence formulée par la Fédération, en précisant qu’il demanderait à Total de « […] travailler avec la filière colza pour contractualiser. »

Face à la presse, Stéphane Travert s‘est montré satisfait « […] d’être parvenu à un accord, et de voir cesser les perturbations pour nos concitoyens. »


Le Bulletin des Communes vous propose également…

 

 

 

 

 

 

.