Des avancées citoyennes permises par la Smart City

0
658
smart city-avancées

La Smart City et les données numériques utilisées permettent un dialogue plus étroit et direct entre les citoyens et les élus, ce qui améliore considérablement les outils que les communes mettent à la disposition de leurs habitants pour mieux gérer la vie urbaine, et faciliter l’échange entre leurs services et les utilisateurs.

Trois exemples de solutions appliquées à la ville intelligente :

L’application « Fluicity », utilisable à partir d’un simple smartphone ou d’un ordinateur, permet d’accéder à plusieurs services, dont le partage de l’actualité locale, la participation à des sondages, la communication rapide avec les administrations, ou le signalement de dysfonctionnements qui troublent l’espace public (fuites, chaussée abîmée, feux de signalisation hors d’usage, etc.). Grâce à un test effectué dans l’Eure, à Vernon, près de 10 % des 25.000 habitants de cette commune normande sont déjà utilisateurs de cette plateforme, qui leur rend de nombreux services au quotidien.

Lacroix Sogexi, le département chargé de l’éclairage public du groupe Lacroix City, propose aux collectivités le système de détection intelligente « SensyCity ». Celui-ci fonctionne à partir de capteurs de mouvements qui enregistrent des informations fournies par les piétons, les cyclistes et les voitures. Grâce aux données stockées par ce système, les villes peuvent moduler leurs éclairages publics en fonction de leurs besoins réels, ce qui limite leur pollution lumineuse et réduit leurs frais de consommation énergétique.

Lorsque la solution « SensyCity » enregistre moins de passages, elle ajuste automatiquement l’intensité des éclairages qu’elle gère, en se mettant en mode d’utilisation minimum. Cet outil, paramétrable à volonté, est très efficace. Il est utilisable avec tous les luminaires LED et fonctionne au moyen d’une communication sans fil à longue portée. Ainsi, les collectivités peuvent faire évoluer ce dispositif en fonction de l’activité réelle de leurs habitants, et maintenir dans leurs rues un niveau de sécurité satisfaisant… Autant d’exemples qui viennent enrichir le faisceau de solutions de la ville intelligente dont fait notamment partie la Smart City

Le Big Data est le moteur du principe de la Smart City

Le Big Data est le moteur du principe de Smart City. C’est ce que démontre la société Citelum, une filiale d’EDF, qui collecte les informations fournies par les objets connectés présents dans une ville, et les intègre ensuite à sa plateforme ouverte : « Muse ». Son outil est capable d’utiliser les données émises par tout objet connecté couramment utilisé dans l’espace urbain.

Cela comprend tous les détecteurs (fumée, pollution, incendie, inondation), l’éclairage (luminaires, panneaux de signalisation), ou les caméras de surveillance. Cependant, la société Citelum précise que « Muse », pour pouvoir livrer tout son potentiel, a évidemment besoin que les opérateurs présents sur les sites où cette application fonctionne acceptent qu’elle traite leurs données.

Une fois ce principe validé, grâce à « Muse », une collectivité peut, par exemple, effectuer une maintenance prédictive de ses équipements, connaître précisément l’état de son patrimoine, identifier les économies produites par ses investissements, et suivre à distance les interventions de ses agents d’entretien. Autant de fonctions particulièrement utiles aux collectivités, qui peuvent ainsi améliorer leur gestion, et assurer une meilleure qualité de vie à leurs habitants.