L’ARCEP penche en faveur d’une régulation de la concurrence entre opérateurs

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L’ARCEP veut arbitrer la concurrence.

La Fédération des Industriels des Réseaux d’Initiative Publique (FIRIP) a demandé à l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) d’imposer rapidement une offre de gros activée, adaptée à la clientèle des entreprises. Cela afin de rendre la concurrence entre les opérateurs plus ouverte.

En 2015, l’ARCEP a estimé que le marché que représentait les entreprises constituait l’un des 12 piliers de son rôle de régulation. Lors de ces dernières 48 heures, l’Autorité a donc entendu tous les principaux acteurs concernés par cette activité, afin de pouvoir faire le point sur cette question. La FIRIP a tenu à faire part à l’Autorité de sa préoccupation concernant la situation de concurrence actuelle, existant sur ce marché. La Fédération se félicite de constater que l’ARCEP se préoccupe de ce sujet, source actuelle de distorsions, car elle le considère comme majeur. Elle attend de l’ARCEP une décision de révision, après analyses, afin que le marché spécifique des entreprises soit accessible à l’ensemble des opérateurs, grâce à une offre de gros activée. La FIRIP est particulièrement préoccupée par l’inégalité de la situation concurrentielle en cours sur ce marché. Elle apprécie donc que l’Autorité se préoccupe de ce sujet. La Fédération attend de l’Autorité qu’elle agisse rapidement, en imposant une offre de gros activée sur la technologie FTTH. La récente analyse menée par l’Autorité de Régulation semble pencher dans le même le sens que le point de vue soutenu par la FIRIP et ses membres, qui réclament depuis de nombreuses années une offre mieux définie sur cette technologie. Cela permettrait de répondre à un besoin clé des entreprises, auquel les opérateurs non résidentiels n’ont pas accès aujourd’hui. Sans une action très rapide, l’ensemble de cette filière pourrait se retrouver dans une position dangereuse qui menacerait directement 5.000 emplois, et indirectement entre 30 et 40.000 emplois. Etienne Dugas, le Président de la FIRIP, a déclaré à ce sujet : « Le statu quo signifierait laisser volontairement les entreprises, vecteurs de l’économie, entre les mains d’un duopole déjà constitué, alors que l’ARCEP semble peu armée pour réguler ce type de structure de marché, avec pour répercutions un choix réduit pour la clientèle entreprise, des prix plus hauts, et une qualité de service moindre. »