Le Big Data : des données utilisées en politique.

Une récente étude réalisée sur le Big Data par l’entreprise américaine d’analyses Gartner a révélé les principales technologies stratégiques impliquant l’Internet des Objets, sur lesquelles les gouvernements du monde entier travaillent, afin d’optimiser leur usage.

Si dans un futur proche l’Internet des Objets (IoT) est amené à révolutionner l’univers des entreprises, en leur rendant de nombreux services jusqu’à présent inédits, il concerne tout autant le monde politique et ses principaux acteurs. Appliquées à la sphère gouvernementale, ces nouvelles technologies alimentant le Big Data jouent un rôle croissant, en permettant notamment d’effectuer des analyses à grande échelle, en utilisant des machines connectées dites « intelligentes », et en effectuant des processus d’identification de plus en plus perfectionnés. Cinq technologies sont particulièrement à l’honneur actuellement, pour leur énorme potentiel et les progrès qu’elles permettent.

L’environnement de Travail Digital (Digital Workplace) 

Cette application est utilisée par les organismes gouvernementaux pour renforcer la collaboration au sein de leurs structures, grâce à des analyses basées sur le Cloud et de nombreuses plateformes mobiles et sociales. Cet usage permet d’élaborer un environnement de travail axé sur des données concrètes, afin que les décisions politiques soient en phase avec les besoins réels des citoyens. À travers cette nouvelle technologie, les gouvernements accèdent à une meilleure autonomie et une plus grande maîtrise décisionnelle. Cela leur procure une productivité accrue et leur permet de mieux fidéliser leurs employés, dont la sélection s’affine.

L’Engagement Citoyen Multicanal (Multichannel Citizen Engagement)

S’inspirant des méthodes utilisées par des groupes industriels majeurs tels que Disney ou Virgin Atlantic, déjà habitués au traitement multicanal de leurs opérations au niveau mondial, les gouvernements ont l’intention d’élaborer des stratégies efficaces pour mieux faire participer les citoyens. Pour y parvenir, l’analyse des données sur ces citoyens constitue un point de repère central. Cette connaissance permet notamment une plus grand flexibilité dans les études effectuées, d’où une plus grande pertinence dans les messages diffusés.

Les données ouvertes (Open Data)

Les données ouvertes sont accessibles au public à travers une grande variété de technologies. Très précieuses, elles concernent des domaines d’analyses particulièrement évolutifs. L’une des registres les plus utilisés dans ce secteur est le Global Open Data Index, exploité et mis à jour par Open Knowledge International. La visualisation de ces informations est notamment gérée par l’European Union’s Open Data Portal.

L’Identification Électronique (Citizen e-ID) 

Ce processus d’identification des citoyens, réalisé de façon électronique, regroupe des technologies qui sont gérées par les gouvernements dans le but d’améliorer la sécurité globale de leurs pays. Ces outils d’identification permettent aux citoyens d’accéder à des ressources et à divers services. La technologie d’authentification au moyen de la biométrie intéresse tous les gouvernants actuels. Elle est en train de modifier en profondeur, dans le monde entier, les investissements réalisés dans le secteur de l’informatique.

L’Analyse Globale des Données (Analytics Everywhere) 

Cet outil permet de regrouper en temps réel l’ensemble des données récoltées à partir de capteurs et de dispositifs d’IoT. Il est très probable que cette collecte d’informations, déjà utilisée par les entreprises, va encourager les gouvernements à se servir de ces données pour prédire les résultats de leurs décisions stratégiques. Le bénéfice attendu sera des directives mieux adaptées aux attentes des citoyens.

Bilan sur l’enjeu de l’Internet des Objets (IoT)

Pour mesurer l’importance croissante qu’est en train de prendre l’Internet des Objets dans le monde politique, il suffit de savoir que le gouvernement fédéral américain a déjà dépensé près de 35 milliards de dollars dans des solutions utilisant ces ressources technologiques, entre 2011 et 2015. Cette montée en puissance s’explique par le fait que les gouvernements ont intérêt à créer de nouveaux services s’ils leur permettent d’être plus en phase avec les besoins identifiés des citoyens. Cette connaissance plus approfondie, permise par l’IoT, s’effectue grâce aux informations recueillies sur des réseaux de capteurs intégrés à des objets connectés, fixes ou mobiles. Une capacité précieuse pour le monde politique, même si certains analystes s’inquiètent des risques qu’elle représente par rapport à la protection de la vie privée.