Le Cloud : un usage très agressif pour l’environnement

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Le Cloud a d'énormes besoins énergétiques.
La consommation énergétique du Cloud peut être réduite.

Le Cloud : un important gaspillage d’énergie

Le Cloud jouit actuellement d’une image informatique irréelle. Elle est basée sur l’immatériel. Or, cette impression est totalement fausse. En effet, pour exister, le Cloud se sert d’infrastructures techniques considérables. Celles-ci sont très consommatrices d’énergie. En fait, on pourrait nettement réduire leurs besoins.

Le streaming est néfaste pour l’environnement

Le député ardéchois Fabrice Brun vient d’interpeller Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, au sujet du fonctionnement des plateformes de streaming audio et vidéo. Cela concerne évidemment le Cloud. Ainsi, l’élu signale que l’activité de certains grands sites (Netflix, Amazon Prime Video) entraîne « […] une hausse exponentielle de la consommation d’énergie ». Par ailleurs, cet élu craint que ces plateformes, avec l’arrivée des définitions 4K et 8K, exigent encore plus d’énergie. Notamment à cause de l’énorme marché des jeux vidéo.

Quel remède ?

Pour réduire cette consommation excessive dans le Cloud, le parlementaire propose d’améliorer le travail des éditeurs de logiciels. Principalement ceux utilisés par les grands sites. Dorénavant, Fabrice Brun souhaite qu’ils optimisent leurs programmes informatiques. Ce, afin qu’ils deviennent plus économes. Ce résultat peut découler d’un travail préalable, accompli par leurs développeurs. Ainsi, ils devront « […] pratiquer une écriture plus vertueuse en terme environnemental du code informatique. » Ainsi, Fabrice Brun demande qu’un budget déterminé soit attribué à la recherche et au développement de ces sites. Ce souci d’économie n’est pas nouveau pour les experts en informatique. D’ailleurs, beaucoup savent que de nombreux programmes occupent aujourd’hui une place disproportionnée sur nos disques durs. En général, cela provient d’un excès de codes. Souvent, ils sont inutiles et d’une complexité inefficace. Par conséquent, il faut assainir aujourd’hui la pratique du codage informatique. Cela réduira notre consommation énergétique globale.

D’autres formats à privilégier

Sans entrer dans des détails techniques, il est possible d’utiliser dès maintenant de nouveaux formats, moins gourmands en énergie. Notamment, pour la vidéo, le codec AV1, et pour la photo, le format de compression WebP. Ces deux formats permettent d’obtenir des fichiers nettement plus légers. Ainsi, les ressources informatiques et la bande passante du Cloud sont moins sollicitées, grâce à des calculs allégés.

Le rôle du stockage

Le Cloud n'est pas qu'un petit nuage innocent.
Pour fonctionner, le Cloud a besoin d’infrastructures très gourmandes en énergie.

Sans infrastructures de stockage, les sites de streaming ne peuvent exister. Il faut donc que cette politique d’économie énergétique soit appliquée à leurs serveurs. Ainsi, cela permettra, selon Fabrice Brun, de « […] favoriser une utilisation plus durable des moyens électriques et […] une politique raisonnée des besoins en bande passante ». Actuellement, ce souci d’amélioration du Cloud est partagé par de nombreux groupes internationaux et étrangers, dominants sur Internet. Parmi eux, citons, entre autres, AMD, Facebook, Google, Huawei, IBM, Intel, Microsoft, Samsung et Western Digital. A ce jour, toutes ces sociétés se disent préoccupées par le respect de l’environnement.

Une mesure à défendre

Cette recommandation du député ardéchois devrait retenir l’attention du Gouvernement, soucieux de préserver le climat. Cette amélioration possible, en terme d’économie énergétique, devait être abordée au cours de la prochaine COP25. Cet événement aura lieu en novembre 2019, au Chili.