Les soucis de Sanofi : une usine fermée

Le Groupe Sanofi encore dans la tourmente

Sanofi encore dans la tourmente

Après avoir été éclaboussée par le scandale médical de la Dépakine, les soucis de Sanofi ne sont pas terminés. L’entreprise biopharmaceutique mondiale continue d’avoir des problèmes. Elle est maintenant contrainte par le Gouvernement français de fermer une usine de l’une de ses filiales, Sanofi Chimie. Ce site de production se trouve à Mourenx, sur le bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une pollution jugée trop dangereuse

L’arrêt du fonctionnement de ce site a été annoncé par le groupe lundi dernier, ce 9 juillet. Officiellement, cette interruption a été décidée afin de pouvoir effectuer des : « […] améliorations techniques indispensables à un retour à la normale. » En effet, l’usine incriminée, cause des soucis de Sanofi, est considérée comme responsable de rejets dans l’atmosphère de substances dangereuses, notamment du Bromopropane. De plus, ces anomalies dépassent très largement en quantité les limites légales autorisées. Avant de pouvoir autoriser la reprise d’activité de ce site, les autorités ont prévenu qu’elles exigeaient de recevoir les preuves que : « […] toutes les conditions en matière d’émissions et d’absence de risques pour les salariés et les riverains (étaient) réunies […] ».

Des risques avérés

Les rejets excessifs de Bromopropane, responsables des soucis de Sanofi, qui ont été mesurés dans l’environnement direct de cette usine, atteignaient près de 200.000 fois les normes actuellement admises. Or cet hydrocarbure peut entraîner de nombreux dangers. Il a en effet été considéré comme potentiellement cancérogène, mutagène et reprotoxique par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Une complication supplémentaire

L’usine qui a été arrêtée produisait justement de la Dépakine, ce médicament antiépileptique qui est aujourd’hui accusé d’avoir causé des malformations génétiques sévèrement handicapantes, ainsi que des retards de développement chez des milliers d’enfants.

Des risques potentiels

Face à la dangerosité des rejets constatés, largement supérieurs aux normes en vigueur, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) de Nouvelle-Aquitaine est intervenue. Elle a exigé de Sanofi que le groupe prenne des mesures d’urgence pour régulariser sa situation sous trois mois. Les sérieuses anomalies relevées, causes des soucis de Sanofi, concernent, en plus du Bromopropane, quatre substances organiques volatiles : le Toluène, le Propène, l’Isopropanol et le Valéronitrile. Les émissions anormales enregistrées sont dues à des contrôles techniques incomplets, dont Sanofi est responsable. Bien que le groupe ait tenté de minimiser les risques que présentent ces rejets pour la population, la DREAL considère que « […] certaines hypothèses doivent être approfondies à très court terme pour pouvoir affirmer qu’il n’y a pas de risques pour la santé des populations exposées. »

 

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