Mounir Mahjoubi reste Secrétaire d’État chargé du Numérique.

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Mounir Mahjoubi : toujours chargé du Numérique.

Mounir Mahjoubi, ancien président du Conseil national du Numérique (CNNum), a été maintenu dans sa fonction dans le nouveau gouvernement présenté le 21 juin 2017, dirigé par le Premier ministre Philippe Edouard.

Spécialiste du Numérique, le jeune Secrétaire d’État de 33 ans a précédemment cofondé plusieurs startups, liées au domaine digital, ce qui affirme sa légitimité. Diplômé de Sciences Po Paris, il a présidé de février 2016 à janvier 2017 le Conseil National du Numérique (CNNum), et il est expert sur des sujets qui figuraient dans le programme numérique d’Emmanuel Macron, comme l’inclusion numérique, la nécessité d’instaurer une Europe du numérique, et la transformation digitale des PME/TPE, autrement appelée le « numérique inclusif ». Il souhaite promouvoir l’accès à Internet pour les populations les plus vulnérables, la numérisation des services de l’État, et le développement de l’économie numérique, porté par des mesures fiscales favorables aux start-up. Issu de la société civile, il incarne tout à fait le renouvellement générationnel souhaité par Emmanuel Macron. Par ailleurs, sa nomination est représentative des opportunités offertes par l’ascenseur social français, car il est issu du milieu ouvrier. Enfin, il symbolise également la France multiculturelle, de par les origines marocaines de ses parents. Sur le plan politique, il a déjà acquis une solide expérience de terrain, malgré sa jeunesse. Après avoir adhéré au Parti Socialiste dès l’âge de 18 ans, il a activement participé aux campagnes présidentielles de Ségolène Royal, en 2007, puis de François Hollande en 2012. Il s’est par la suite éloigné du PS, pour évoluer vers un centrisme préoccupé de valeurs sociales et de justice, mettant l’accent sur la simplification fiscale et la modernisation de l’économie, propices à l’égalité des chances. En mai dernier, il confiait au journal Libération les raisons de son ralliement à Emmanuel Macron, en expliquant : « […] je suis aussi né dans une famille pauvre. Au PS, je n’ai jamais trouvé la résonance entrepreneuriale. À droite, l’impôt est vu comme quelque chose de punitif. En Marche! était le mouvement parfait pour moi, pour ce que je veux dans la vie. »