Mouvement anti-avion : une tendance qui se propage

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Réduire nos émissions de carbone peut passer par un meilleur contrôle des voyages en avion.
Réduire nos émissions de CO2 est un enjeu majeur pour l'avenir de la planète.

Mouvement anti-avion : l’envie d’être écoresponsable

Le mouvement anti-avion s’affirme dans le monde, ce qui inquiète légitimement les professionnels du tourisme. Cependant, la presse se fait de plus en plus l’écho de cette tendance. En France, dernièrement, des quotidiens importants comme Le Monde ou Libération ont publié des articles en faveur du boycott des voyages en avion. Ce courant s’appuie sur un constat simple : les transports aériens sont responsables de 20 % des émissions de CO2 dans le monde. Par conséquent, réduire nos déplacements aériens permettra de limiter le réchauffement climatique.

Des craintes compréhensibles

Actuellement, les craintes des écologistes sont nourries par l’essor du tourisme mondial. De fait, celui-ci s’accélère. L’année dernière, l’Organisation Mondiale du Tourisme a enregistré 1,4 milliard d’arrivées de touristes internationaux. Parmi eux, au moins 40 % ont voyagé par avion. D’après certains calculs, cette activité intensive engendre environ 2,5 % des émissions de CO2. Evidemment, ces émissions restent ensuite dans l’atmosphère.

 Un début de solution

le mouvement anti-avion se mobilise contre le réchauffement climatique
Le réchauffement climatique est aggravé par le trafic aérien.

Dans ce contexte préoccupant, certains voyagistes, comme Nomade Aventure, ont amorcé une riposte. Ainsi, ils proposent des vols qui appliquent une compensation des émissions de carbone. Cette compensation est une solution palliative. Elle répond au souci de ne pas aggraver le problème climatique. Ce procédé commence à être bien encadré, notamment grâce à des organismes de contrôle comme Gold Standard. Ce type d’action montre que le tourisme peut effectivement devenir une activité durable. Payer des frais supplémentaires pour voyager est un moyen d’y parvenir. Cela permet d’acheter des crédits de carbone, qu’on investit ensuite dans de nouveaux projets de compensation. Cette voie va-t-elle être suffisante aux yeux du mouvement anti-avion ?

Mouvement anti-avion : réduire l’impact aérien sur le climat

Les efforts qui sont faits pour limiter l’empreinte carbone dans le monde se multiplient. Ainsi, on s’efforce de mieux isoler nos habitations et on développe d’autres moyens de transport que la voiture (vélo électrique, etc.). La pratique du covoiturage et la consommation d’aliments produits localement sont aussi des moyens efficaces pour protéger l’environnement. Par conséquent, étendre nos efforts aux vols long-courriers, lorsqu’on veut partir en vacances, est cohérent. Surtout quand on sait que chaque Français émet 5 tonnes de CO2 par an. En comparaison, un seul aller-retour Paris-New York émet 2,5 tonnes par passager. Un impact au coeur du développement du mouvement anti-avion.

Autrement dit, toute une année de vie en France, avec les activités quotidiennes d’un unique citoyen, a le même bilan carbone que deux billets d’avion Paris-New York. Cela mérite qu’on y réfléchisse. Vu ainsi, moins prendre l’avion est effectivement bénéfique pour le climat. Pour autant, cesser de l’utiliser est évidemment exclu. Néanmoins, s’en servir moins systématiquement, en alternance avec d’autres moyens de transport, est sans doute une approche plus saine.