Notre-Dame-des-Landes : reprise des évacuations

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Notre-Dame-des-Landes : un deuxième épisode moins brutal.

Hier, jeudi 17 mai, une nouvelle vague d’expulsions a débuté à l’ouest de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, mobilisant 19 escadrons de gendarmes mobiles. Ils ont détruits quatre nouveaux sites, jugés illégaux. L’opération va se poursuivre aujourd’hui, afin d’évacuer de nouveaux squats.

notre-dame-des-landes-reprise-evacuationCette nouvelle opération a rencontré une opposition nettement plus faible qu’en avril dernier, ne provoquant ni affrontements très violents ni blessés sérieux. Les heurts limités qui ont eu lieu entre les gendarmes et environ 250 opposants se sont limités à des jets de pierres, de mottes de terre et de grenades lacrymogènes entre les deux camps. Quelques barricades avaient néanmoins été érigées, dont certaines enflammées, et divers engins incendiaires ont été lancés.

Nicole Klein, la préfète des Pays de la Loire, et Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, ont semblé satisfaits de cette nouvelle intervention. Ils ont prévenus les Zadistes que les forces de l’ordre reviendraient si les squats étaient reconstruits, comme cela a déjà été fait précédemment.

Lors de cette évacuation, de nombreuses barricades ont été déblayées, afin de rendre le chemin de Suez accessible. Cet axe important permet de relier l’est à l’ouest de la ZAD. Ce nettoyage a permis aux entreprises de déménagement et de reconstruction d’accéder ensuite librement au site.

Contrairement à leur précédente intervention, les forces de l’ordre se sont limitées aux lieux qui n’avaient pas déposé de dossiers à la préfecture, présentant un projet défini. Sans ce dossier, les autorités avaient prévenu les Zadistes qu’ils se mettraient eux-mêmes en situation illégale, devenant ainsi expulsables. Au total, 41 dossiers ont été déposés, quelques jours auparavant.

Les occupants de la ZAD se sont exprimés face à la presse, accusant cette nouvelle offensive d’être « hyperviolente ». Le représentant des naturalistes travaillant sur le site a déploré le « saccage » de la zone, à une période où de nombreux animaux sauvages sont en période de reproduction.

Les Zadistes présents ont lancé un appel à manifester ce samedi dans le centre-ville de Nantes. Ils ont aussi encouragé tous leurs sympathisants à venir les soutenir le lendemain, en se rendant directement sur leur site.