Nouveau report du Brexit : un feuilleton qui aura une fin

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Un nouveau délai sur le Brexit a été consenti au Royaume-Uni par l'UE.
Nouveau délai sur le Brexit accordé au Royaume-Uni.

Nouveau report du Brexit : un délai de plus pour Theresa May

Un nouveau report du Brexit a été accordé par Bruxelles, au terme d’un sommet extraordinaire, âprement discuté. Une fois de plus, les 27 dirigeants européens viennent d’accepter de reporter la date butoir au 31 octobre 2019. Cela, pour éviter que le Royaume-Uni ne sorte brutalement de l’Union européenne. Une nouvelle fois, cela va permettre à Theresa May de tenter d’obtenir de son Parlement un accord de sortie, satisfaisant pour tout le monde.

Une série de refus

La Première ministre britannique Theresa May a déjà essuyé trois échecs face à son Parlement. En effet, elle n’a jamais réussi à obtenir un accord de sortie jugé acceptable. Certes, ce mercredi 10 avril, les dirigeants européens ont accédé à sa nouvelle demande d’extension de délai. Cependant, une frustration évidente se fait de plus en plus sentir de la part de certains pays. Un sursis beaucoup plus court a même été envisagé. Finalement, les Vingt-Sept se sont entendus sur une « extension flexible ». Une « flextension », comme ils ont coutume de le dire. Cela signifie que même si un délai supplémentaire de plus de six mois a été accordé, le Royaume-Uni peut quitter l’UE dès qu’une alternative satisfaisante pour les deux parties a été acceptée.

Conjurer le scénario d’une sortie dure

L’explication de cette nouvelle attente est évidemment d’éviter un « no deal ». Bref, une sortie « dure » de l’Union européenne. En effet, ce scénario aurait sans doute des conséquences désastreuses pour beaucoup. A ce sujet, Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE avant le sommet, a réaffirmé que l’Union « […] ne prendra jamais la décision d’un no deal. » Pour lui, si cela arrivait, ce choix ne pourrait provenir que des Britanniques.

Un sursis qui fait débat

Une extension du délai concernant le Brexit a été finalement accordée à l'Angleterre.
Theresa May va avoir plus de temps pour trouver un accord pour le Brexit.

Malgré le sursis obtenu, sa durée fait toujours débat. Certains auraient préféré qu’une extension plus courte soit appliquée. Elle aurait eu l’avantage de « maintenir la pression » sur le Royaume-Uni. Mais des avis divergents se sont manifestés. Un moment, la date de mars 2020 a même été soutenue, par une quinzaine d’Etats membres. Notamment par l’Allemagne, ainsi que par Donald Tusk, le président du Conseil européen.

La satisfaction d’Emmanuel Macron

A l’issue de ce nouveau report du Brexit, Emmanuel Macron a salué le fait que c’était « le meilleur compromis possible ». Selon lui, ce délai permettra de « préserver l’unité des Vingt-Sept ». Même si des propositions de délais variables se sont fait entendre, l’accord actuel permettra de « […] ne pas entraver le bon fonctionnement de l’UE ». Cependant, après ce nouvel accord, la participation du Royaume-Uni aux prochaines élections européennes est devenue très probable. On peut se demander quel sera son impact.