Parempuyre : une commune qui cherche un second souffle

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La petite commune de Parempuyre se bat pour ne pas se désertifier.
La petite commune de Parempuyre n'est pas assez desservie.

Parempuyre : les conséquences d’un isolement

Parempuyre est une petite commune, entre Blanquefort et le Médoc, située très au nord de la métropole bordelaise. Ses marais, sa forêt abondante et ses vignes constituent plus des trois quarts de sa surface. Soit près de 1.800 hectares d’espaces naturels et agricoles. Cela explique en partie sa faible densité de population, comparée aux communes voisines.

Un début de perte d’habitants

Parempuyre est plutôt isolée. En effet, elle ne profite pas de l’accroissement de population qui a touché Bordeaux ces dernières années. Selon l’INSEE, entre 2010 et 2015, le département de la Gironde a presque accueilli 100.000 nouveaux habitants. Cependant, cette embellie n’a pas été jusqu’à Parempuyre. Pourtant, de nouveaux habitants pourraient être tentés de venir s’y installer. Notamment à cause de la montée de l’immobilier à Bordeaux, de loin supérieure aux tarifs de la petite commune. Même en centre-ville.

L’espoir d’une ligne de tramway ?

Madame Béatrice de François, maire de Parempuyre, s'efforce de ne pas laisser sa commune isolée.
Parempuyre est touchée par une certaine désertification.

La maire de Parempuyre, peuplée de près de 9.000 habitants, est Béatrice de François. Cette élue PS y accompli son second mandat. Pour rendre sa ville plus accessible, et redonner du sang neuf à l’ensemble de sa commune, elle aimerait que la ligne C du tramway soit prolongée jusqu’à Parempuyre. Cette prolongation représente un peu plus de 3 kilomètres de ligne supplémentaire. Or, son budget prévisionnel a été calculé par Bordeaux Métropole. Il s’élève à 32 millions d’euros, soit environ dix millions d’euros le kilomètre. Malheureusement pour Parempuyre, Michel Labardin, vice-président de la collectivité chargé des transports, considère cet effort disproportionné.

Un combat contre l’isolement

Après étude, Michel Labardinq pense que la fréquentation de cette extension sera trop faible. Donc, que l’investissement nécessaire ne sera pas rentable. Ainsi, ce dossier a été mis de côté. Néanmoins, Béatrice de François ne baisse pas les bras. Pour elle, la desserte par transports en commun de Parempuyre reste insuffisante. Elle rétorque que sa ville a besoin de : « […] transports plus performants que quelques bus de temps en temps. » Ce projet contrecarré constitue un exemple typique des difficultés rencontrées par les petites communes rurales. De fait, elles peinent souvent à exister pleinement. Même à proximité de grandes métropoles, elles doivent parfois se battre pour contrer la désertification, qui peut les vider progressivement.