Le nouveau Qwant : le moteur de recherches s’associe au géant Microsoft

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Le nouveau Qwant s'associe au géant Microsoft.
Le nouveau moteur de recherches européen Qwant s'associe à l'américain Microsoft.

Le nouveau Qwant : un partenariat prometteur

Ce nouveau moteur de recherches a signé un partenariat actif avec le très puissant groupe américain Microsoft. Ainsi, grâce à l’apport d’une puissance de calculs décuplée, le moteur de recherches européen devrait largement amplifier son référencement de contenus.

Une collaboration stratégique

L'utilisation de Qwant sur Internet devrait faire un bond important.
Le partenariat de Qwant avec Microsoft va sans doute booster son activité.

Désormais, le nouveau Qwant va pouvoir compter sur une aide majeure : celle des serveurs de Microsoft et de son cloud Azure. Cela va lui donner accès à d’énormes possibilités. Notamment en matière de services publicitaires et d’indexation de sites Internet. Ainsi, son fonctionnement sera beaucoup plus performant. Dorénavant, Qwant va également profiter des services de Microsoft Advertising, la régie publicitaire de Microsoft. Enfin, Qwant profitera également de nouveaux algorithmes mis en place par Bing, eux aussi élaborés par Microsoft.

Une promesse éthique

Créé en 2013, Qwant fait partie des rares sociétés mondiales qui utilisent ses propres algorithmes de recherches. De fait, ils sont différents de ceux dont se sert Google sur Internet. L’originalité de Qwant est de promettre aux internautes de ne pas enregistrer leurs données, afin de respecter leur vie privée. Ainsi, il n’y a aucun risque de recevoir des publicités ciblées, après avoir utilisé ses services. A l’avenir, cette promesse éthique devrait séduire de plus en plus d’internautes. En effet, les usagers sont chaque jour un peu plus concernés par les abus d’utilisation de leurs données privées.

Un coup de pouce officiel

Afin d’aider Qwant à se développer, le Gouvernement a pris une décision radicale. Vendredi dernier, il a annoncé que le moteur de recherches hexagonal serait automatiquement proposé, par défaut, sur tous les ordinateurs de l’administration française. Cédric O, secrétaire d’Etat du Numérique, a justifié ce choix en expliquant que Qwant était la seule application capable de satisfaire aux exigences de l’exécutif. Principalement, en raison de son respect de « […] la vie privée et de la localisation géographiques des données. »

Une présence consolidée sur le Web

Actuellement, Qwant a l’avantage d’être consultable en 28 langues et dans une quarantaine de pays. Malgré tout, comparativement au géant américain Google, son taux de fréquentation sur le Net reste très faible. D’après certaines estimations spécialisées, le volume de son trafic serait aujourd’hui inférieur à 1 %. De son côté, Qwant affirme que sa part de marché atteindrait quand même 4 %, sur le marché français. Soit un peu plus que Bing, émanation de Microsoft, qui flirterait avec les 3,5 %. Quoiqu’il en soit, le moteur de recherches français fait pour l’instant figure de Petit Poucet, comparé à l’usage intensif, évalué à 94 %, de l’ogre Google.

Un partage financier prévu

Eric Léandri, PDG de Qwant, reste attaché à l’image de neutralité liée à Qwant. En effet, il souhaite absolument préserver sa réputation de « Suisse de l’Internet ». Désormais, grâce au partenariat qu’il a conclu avec Microsoft, il veut se montrer plus généreux avec les entreprises de presse françaises. Pour cela, il a promis de leur reverser « […] 5 % des recettes publicitaires générées. » D’ores et déjà, cela représente plusieurs millions d’euros par an.