Réforme territoriale : bientôt une seule interco de 36 000 communes

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Actuellement favori à la présidentielle, Emmanuel Macron est emporté dans sa fuite en avant en matière réformatrice. Il aurait dans ses cartons un projet radical en matière de réforme territoriale.

La réforme territoriale paraphée en novembre 2010 n’a pas dit son dernier mot. Elle a divisé par eux le nombre de communautés en 5 ans. Le nombre d’établissements est passé de 2 400 à 1 200. Non contente de ces premiers résultats, elle aurait en projet de ramener le paysage intercommunal français à … une seule intercommunalité de 36 000 communes ! Et ce sous l’égide d’Emmanuel Macron.

“Une seule interco de 36 000 communes ! Cela cesserait les querelles entre territoires en matière d’attractivité économique. Le France ne serait plus qu’un seul unique et grand village. Tout le  monde s’aimerait dans un esprit très village gaulois !” aurait déclaré le candidat.

Les économies d’échelle ainsi réalisées permettraient de compenser le manque à gagner de la suppression de 80% de la taxe d’habitation par ailleurs préconisée par le candidat.

Interrogé sur la gouvernance d’un tel monstre institutionnel, il a préconisé une présidence alternée entre chacun des 36 000 maires de France.

Quid, également, du statut de cette nouvelle intercommunalité ? Le statut de métropole semble lui aller comme un gant. Mais là encore le candidat a surpris son monde. “Toujours dans cet esprit village je préconise que les 36 000 communes de France soient désormais réunies dans une communauté de communes.” “On l’appellera communauté des communes des villes et villages de France” a poursuivi le candidat.”Des Parisiens aux Niçois, des villages normands au maquis corse, tout le monde se retrouvera sous cette appellation.”

Emmanuel Macron ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il aurait dans ses cartons un projet de fusion des régions. “Treize régions métropolitaines : c’est encore trop. Les Auvergnats ne veulent pas devenir Rhônalpins. Les Alsaciens ne veulent pas du Grand Est. Avec une France d’une seule région de 96 départements, au moins, il n’y aura plus de discussion possible. Personne ne serait mécontent du découpage régional. Notre beau pays n’est-il pas d’ailleurs uni et indivisible ? Pourquoi vouloir le laminer en de nombreuses régions qui se tournent le dos ?”