Retombées directes des grèves sur le secteur du Voyage

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Retombées sociales : des conséquences gravement préjudiciables au tourisme.

Sans entrer dans le débat sur le bien-fondé des grèves actuellement menées dans les transports, par la SNCF et par Air France, ces mouvements sociaux, qui risquent fort de durer, impactent très durement les entreprises du Voyage.

retombees-greves-voyageLes professionnels de ce secteur sont si excédés par les troubles engendrés par le mouvement social de la SNCF, qu’ils expriment aujourd’hui leur vif mécontentent, accusant les grévistes d’avoir perdu « […] le sens des réalités », tellement leur action impacte négativement leur travail. Dans un communiqué diffusé hier matin, les entreprises du Voyage reprochent notamment aux cheminots grévistes de « […] protéger un statut d’un autre siècle », ainsi qu’un départ privilégié à la retraite qui, survenant : « […] entre 52 et 57 ans, date de l’époque des machines à vapeur et des escarbilles… ». Les voyagistes précisent dans ce texte que « […] l’espérance de vie était alors inférieure de 20 ans à celle de 2018. »

Les grévistes d’Air France ne sont pas oubliés dans cette remise en cause des divers mouvements de grève. Les professionnels du Voyage rappellent en effet aux personnels aériens que la situation économique d’Air France reste fragile, face à la concurrence exercée par les compagnies low cost, celles du golf persique, et en Europe par la Lufthansa et British Airways. Les voyagistes considèrent les exigences des pilotes, réclamant une augmentation de 10 %, « […] totalement irréalistes pour une compagnie qui doit améliorer sa productivité. » Les agents de voyage prédisent aux personnels d’Air France que leur conflit, s’il dure,« […] se traduira par une désaffection des clients […]. Les professionnels du Voyage appellent donc les personnels aériens à cesser leurs actions.

Après quatre jours de grève perlée à la SNCF, le trafic reste très perturbé, même si le pourcentage des grévistes commence légèrement à baisser (moins de 25 % ce lundi, contre 29,7 % le 4 avril) . La situation actuelle entraîne toujours une forte baisse du nombre des TGV, en moyenne d’un sur cinq, et des trains Intercités, qui ne sont qu’un sur six dans l’Hexagone, et que trois sur quatre pour les destinations internationales. Face à cette raréfaction des trains, la SNCF ne peut qu’encourager les voyageurs, s’ils le peuvent, à repousser leurs déplacements. De leur côté, les agences de voyages ont estimé leur pertes, liées aux différents mouvements sociaux, à 500.000 € par jour de grève.