StocaMine : en Alsace, un centre de stockage de déchets dangereux

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Site De Stocamine

StocaMine : un risque de pollution important

Site de StocaMine
Site de StocaMine

Le centre StocaMine, situé à Wittelsheim dans le département du Haut-Rhin, inquiétait déjà Delphine Batho en 2012. Alors qu’elle était ministre de l’écologie, elle en avait demandé la fermeture. Les déchets qui y sont enterrés font aujourd’hui reparler d’eux. Un récent rapport parlementaire, qui sera rendu public mardi prochain, préconise aujourd’hui de les extraire, en raison des risques qu’ils représentent pour l’environnement.

StocaMine : épinglé par un nouveau rapport parlementaire

Créé en 1999, le centre de stockage StocaMine contient 44.000 tonnes de déchets toxiques dans ses galeries souterraines. En 2002, son activité a été interrompue, suite à un incendie. Cependant, un dernier rapport parlementaire alarmant demande que ses déchets les plus dangereux, enfouis à 500 mètres de profondeur, soient extraits dès que possible. En effet, 90 % d’entre eux contiennent de l’arsenic, de l’amiante ou du cyanure. Ce rapport est la conclusion d’une mission d’information menée par les députés du Bas-Rhin et Haut-Rhin Bruno Fuchs, Vincent Thiébaut et Raphaël Schellenberger.

StocaMine : un site dangereux pour la population ?

Selon le dernier rapport, les déchets enterrés dans le centre, bien que non-radioactifs, constituent une menace réelle pour la région alsacienne et sa population. Ils pourraient notamment polluer la nappe phréatique proche. En vertu du principe de précaution, la dernière étude réalisée préconise d’extraire la plus grande quantité possible de ces déchets. Leur dangerosité est classée de niveaux 1 et 0.

StocaMine : des décisions contradictoires

Dechets toxiques
Dechets toxiques

Précédemment, les élus locaux et plusieurs associations environnementales ont demandé un déstockage des déchets à risque. En mars 2017, l’État a fait le choix inverse, en décidant que 42.000 tonnes de ces déchets resteraient définitivement confinées. À l’époque, il était prévu que seules 2.200 tonnes contenant du mercure soient extraites. À l’inverse, la mission d’information parlementaire recommande maintenant qu’une extraction totale de ces déchets soit effectuée. Cette décision a été prise après de nombreuses auditions et entretiens menés avec des experts, durant cet été. Désormais, la décision d’extraction dépend de l’avis technique du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). Il sera connu dès cet automne.

StocaMine : un choix épineux

À présent, une décision rapide est attendue concernant le sort de StockaMine. Si un déstockage des déchets est approuvé, il soulagera l’inquiétude de la population locale. Néanmoins, il faudra ensuite trouver un nouveau site capable d’accueillir ces produits dangereux. Or, comme certains d’entre eux sont de classe 0, aucun endroit en France n’est apte à les recevoir. Selon le rapport, une solution pourrait alors être trouvée en Allemagne.

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