L’essor de la Smart City met en jeu des questions de sécurité

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Un équilibre difficile à préserver.

Pour garantir la sécurité des technologies nécessaires à l’implantation de la Smart City, les données croissantes que vont utiliser les nouvelles villes doivent être correctement protégées. La mise en danger de la vie privée que pourrait entraîner l’utilisation inappropriée des données stockées et collectées préoccupe notamment la CNIL, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés. Par exemple, la Commission s’interroge sur les conséquences éventuelles de l’accès aux données conservées, notamment via les objets connectés, tant au niveau de la vie quotidienne que du point de vue juridique.

Pour les collectivités comme pour chaque citoyen, la vulnérabilité qu’implique potentiellement le développement futur de la Smart City pose forcément des questions à propos de la maintenance des éléments collectés. Si des failles de sécurité existaient, elles pourraient en effet provoquer des dysfonctionnements importants, dans des secteurs aussi variés que la mobilité, la circulation – avec les véhicules autonomes et la signalisation -, la qualité de l’eau, ou la production d’électricité. Dans des mains malveillantes, de telles failles pourraient même engendrer des conséquences graves pour la santé, qui toucheraient alors l’ensemble des collectivités en cas de sabotage délibéré. Les réseaux qui acheminent et conservent les informations traitées par la Smart City, sur l’ensemble du territoire, doivent donc être suffisamment protégés, ainsi que leur utilisation surveillée. La question de savoir à qui appartiennent les données stockées est au coeur de cette problématique, qui concerne toutes les collectivités.