Un maire s’interpose contre la suppression de sa dernière cabine téléphonique

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La cabine téléphonique, vieille institution, est dans le collimateur de la loi Macron. Sa suppression est programmée pour fin 2017.

Comme, dans le passé, les bains douches municipaux ou les cireurs de chaussures, la cabine téléphonique est-elle condamnée à disparaître. Au nom de la modernité et de la généralisation des réseaux mobiles, c’est la voie qu’elle semble devoir emprunter.

Les mauvaises langues diront qu’elles sont sources de charges et non rentables pour les opérateurs téléphoniques. Et certains ne l’entendent pas de cette oreille. La cabine téléphonique, au même titre que l’école élémentaire ou  le bureau de poste, est un service public à part entière. Et en cas d’urgence, elle peut s’avérer une question de vie ou de mort. Plus habituellement, c’est le lien, le cordon ombilical de certaines communes isolées ou enclavées avec le reste du monde.

C’est ainsi que le maire de la petite commune de Ceillac dans les  Hautes-Alpes, est monté au créneau. L’édile est très remonté contre l’application de la loi qui priverait ses 300 villageois. Il dénonce « une atteinte grave au service public »…

 Alors qu’un technicien de France Télécom venait retirer le précieux édifice posté devant la mairie du village, le premier magistrat s’est élevé.