Rentrée scolaire en Île-de-France : quelle place pour le handicap ?

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Un programme en cours de réalisation.

Actuellement, de nombreux lycées établissements franciliens restent encore inadaptés pour accueillir dans de bonnes conditions les élèves handicapés se déplaçant en fauteuil roulant.

rentrée scolaire-Ile-de-FranceEn 2016, un faible pourcentage d’établissements, s’élevant à 2,5 %, soit seulement 12 lycées sur 469, bénéficiait d’une accessibilité adaptée. La région, gérée par Valérie Pécresse, a donc décidé d’entreprendre rapidement d’importants travaux pour remédier à cette situation insatisfaisante. Pour y parvenir, l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP) s’appuie sur un budget de 488 millions d’euros, qui a été estimé nécessaire pour rendre la totalité des lycées adaptés. La région a ainsi décidé de renforcer son engagement pour que la qualité d’accueil évolue. Son objectif est que chaque élève porteur d’un handicap, quel qu’il soit, puisse étudier dans l’établissement qu’il a choisi sans devoir attendre trop longtemps. Lors des deux années précédentes, des aménagements ont déjà été réalisés dans douze établissements, pour un montant global de 803.000 €, ce qui a permis de doubler le nombre des lycées adaptés, et d’améliorer la situation de plus de 50 élèves. Les travaux prévus concernent principalement trois catégories d’élèves : les collégiens qui sont en troisième, les élèves qui sont en situation de post-bac, et ceux qui bénéficient des nouvelles classes ULIS, le dispositif de scolarisation des Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire. En Île-de-France, environ un tiers des établissements accueille une ULIS. À terme, le ministère de l’Éducation Nationale souhaite doter chaque établissement d’une de ces classes spécialisées. De fait, leur nombre s’accroît chaque année. Cependant, leur mise en place nécessite des travaux importants, dont l’ampleur varie en fonction des divers handicaps concernés : autisme, déficiences visuelles, auditives ou cognitives. Parallèlement à ces travaux, la région est consciente de la nécessité de former des agents d’accueil destinés à mieux encadrer les lycéens. Pour cela, des journées de sensibilisation ont déjà été réalisées l’année dernière, soutenues notamment par le Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP).