« Bretagne Très Haut Débit » : un plan mené à grande échelle

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Un projet en cours.

Afin de mettre en place son vaste plan d’aménagement numérique, la région lui a donné la priorité en mutualisant les moyens mis à la disposition de tous les acteurs publics, tout en s’assurant d’une bonne coordination avec l’ensemble des acteurs privés.

bretagne-thdCette volonté et ces efforts ont permis à la Bretagne de réunir, en 2012, toutes les collectivités concernées au sein d’un même syndicat mixte : Mégalis Bretagne. Depuis les débuts du déploiement du projet “Bretagne Très Haut Débit”, on estime que le taux de couverture de la population a quasiment quadruplé, et qu’il devrait atteindre près des 70 % en 2023. Un état des lieux très encourageant. La totalité de ce projet devrait être réalisée au cours de l’année 2030.

La demande en matière d’utilisation de matériel numérique est forte dans la population bretonne. Une enquête M@rsouin réalisée l’année dernière a révélé que parmi les jeunes de 15 ans et plus, et parmi la population adulte, près de 80 % d’entre eux étaient d’ores et déjà des utilisateurs numériques, puisqu’ils se connectent à Internet au moins une fois par mois. Plus de 80 % de ces usagers surfent quasiment chaque jour, ce qui constituent trois points de plus que la moyenne nationale.

Actuellement, dans les foyers bretons, les connexions à Internet, qui doivent clairement être optimisées, sont assurées à près de 90 % par la technologie ADSL. Le câble et la fibre sont donc encore largement minoritaires, mais ils devraient connaître une forte hausse dans les prochaines années, surtout dans les grandes villes, de plus de 50.000 habitants. Ces deux nouveaux moyens d’accès devraient donc progressivement remplacer l’ADSL.

De manière globale, sur l’ensemble du territoire, cette tendance se généralise, ce qu’ont confirmé différentes études, notamment celles menées par le CREDOC, qui montre une régression significative du réseau basé sur le cuivre. Il faut préciser que plus de 60 % des personnes interrogées qui n’étaient pas pour l’instant abonnées à la fibre optique ne peuvent pas encore y accéder. L’argument financier, par rapport à un surcoût éventuel, comparé à un abonnement par ADSL, n’est pas non plus pour elles un élément déterminant.