Le délai du Plan France Très Haut Débit revu à la baisse

0
277
plan-france-tres-haut-debit

Une accélération à prévoir.

Lors de la conférence nationale des territoires, le Président Emmanuel Macron a déclaré qu’il voulait que le Plan France Très Haut Débit soit terminé avec deux ans d’avance. Pour y parvenir, la technologie 4G sera intégrée à ce chantier majeur.

L’objectif de finaliser le Plan France Très Haut Débit avec deux ans d’avance par rapport à son planning initial représente un challenge de taille. Cependant, Emmanuel Macron semble persuadé qu’il est possible d’atteindre ce but très ambitieux. Au cours de la conférence nationale des territoires, réunie au Sénat, le Président de la République a déclaré qu’il souhaitait « […] encore accélérer le calendrier afin de parvenir à une couverture en Haut et Très Haut Débit d’ici la fin de l’année 2020. »

À l’origine, ce Plan avait été établi sous la présidence de François Hollande, en 2013, à la suite du projet ébauché par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, trois années auparavant. Le vaste chantier prévu consistait à relier la totalité des foyers français à un réseau numérique à Très Haut Débit, avec pour échéance l’année 2022. Désormais, les récentes ambitions d’Emmanuel Macron vont resserrer considérablement le calendrier initial. Le nouveau chef de l’État a en effet affiché sa conviction, affirmant qu’il pensait qu’il était possible de diminuer de deux ans la durée de ce programme.

Alors que le Plan France Très Haut Débit reposait surtout sur le déploiement de la fibre optique, cette technologie étant privilégiée dans environ 80 % des cas, l’implantation des 20 % restants devait utiliser des solutions complémentaires, comme le DSL sur cuivre ou le câble coaxial. Désormais, pour relier l’ensemble des territoires dans un délai écourté, le Président considère que la fibre optique doit être associée à la technologie 4G, afin de pouvoir finaliser ce Plan à 100 %.

C’est donc en ayant recours à une solution mixte qu’Emmanuel Macron pense obtenir une couverture qui sera finalisée plus rapidement. Une façon de dynamiser le déploiement du Très Haut Débit mobile, censé atteindre des liaisons descendantes atteignant au minimum 30 Mbit/s. Comme son déploiement reste à la traîne dans les régions rurales, par rapport au réseau présent dans les grandes villes, Emmanuel Macron mise aussi sur le Haut Débit pour accélérer ce chantier. Les vitesses de débit atteintes, moins performantes, oscilleront alors seulement entre 5 et 20 Mbit/s mais le réseau sera complet.

Le Président s’est montré clair et ferme : « Les déploiements ne sont pas assez rapides, les opérateurs, aujourd’hui, rechignent encore dans les endroits qui sont les moins rentables. Nous devons donc, d’ici à la fin de l’année, prendre des mesures nouvelles d’incitation et de contrainte à l’égard des opérateurs de téléphonie. »