Bilan sur l’accompagnement scolaire des enfants handicapés

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Une aide adaptée aux besoins constatés.

Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, a récemment déclaré lors d’une interview que, malgré la diminution des contrats aidés qui fait polémique, 50.000 contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) seraient maintenus cette année pour accompagner les enfants handicapés.

sophie cluzel-contrats aidésLa secrétaire d’État a ainsi affirmé qu’aucun enfant ayant besoin d’une assistance ne serait abandonné cette année, malgré les difficultés de recrutement rencontrées actuellement. Sophie Cluzel a toutefois admis que des retards dans les prises en charge pourraient survenir, mais que tous les accompagnements requis seraient en définitive assurés. Cette déclaration fait écho à la récente présentation de la rentrée scolaire faite par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale. Le maintien de ces 50.000 contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) sera renforcé par l’apport de 30.000 contrats d’Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap (AESH). Ce total de 80.000 accompagnements a été établi sur la base des besoins recensés au cours de l’été auprès des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPS). En effet, celles-ci étudient toutes les demandes émanant de parents d’enfants nécessitant un accompagnement scolaire. Ces Maisons Départementales délivrent ensuite toutes les notifications nécessaires. Pour recruter tous les contrats aidés voulus, des appels ont été lancés, faisant notamment appel aux services de Pôle Emploi. Sophie Cluzel a justifié ce chiffre de 80.000 contrats en précisant que parmi l’ensemble des élèves en situation de handicap, environ 150.000 n’avaient pas besoin d’être accompagnés. Sophie Cluzel a tenu compte des critiques formulées au sujet du statut actuel des accompagnants assujettis aux contrats aidés. En effet, leur rémunération mensuelle est aujourd’hui de 680 euros, pour un total de 24 heures de travail hebdomadaires. Selon la secrétaire d’État, des emplois stables de 35 heures par semaine pourraient désormais être créés, à la fois dans les secteurs scolaires, les centres de loisirs et les diverses structures d’insertion professionnelle.