Premier Comité Interministériel du Handicap réuni à Matignon

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Une confirmation très attendue.

La revalorisation de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), prévue pour être appliquée à partir de l’année prochaine, doit être annoncée aujourd’hui à Matignon, ce mercredi 20 septembre, lors du premier Comité Interministériel du Handicap (CIH) du quinquennat.

comité-interministérielCette annonce, fortement attendue par les bénéficiaires, fait suite à l’engagement énoncé par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle d’augmenter cette allocation spécifique jusqu’à 900 euros. Aujourd’hui, son plafond n’est que de 810,89 euros mensuels pour une personne seule. En août dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé que l’AAH augmenterait effectivement en deux temps, la première fois en 2018, et que cette hausse serait selon lui « assez massive ». Selon un député qui est membre de la Commission des finances, le plafond annoncé de 900 euros pour l’AAH ne sera effectif qu’en 2019.

Cette revalorisation est déjà jugée insuffisante par de nombreux intéressés et leurs proches. Elle a d’ailleurs donné lieu à une pétition, signée par plus de 140.000 personnes, qui réclament que l’AAH soit ajustée au montant estimé du seuil de pauvreté, soit 1.000 euros par mois. Par ailleurs, les critiques concernant cette réforme de l’AAH réclament que les revenus du conjoint d’une personne handicapée ne soient pas incus dans son calcul.

Les associations qui travaillent en faveur des personnes handicapées ne demandent pas qu’une amélioration de leurs ressources. Elles réclament aussi pour elles une meilleure accessibilité dans les transports en commun et les lieux publics, ainsi qu’un accès aux soins plus facile. De la même façon, elles espèrent que les possibilités de scolarisation et d’emploi soient étendues.

Concernant la situation des personnes porteuses d’une paralysie, l’association qui les représente (APF) se montre inquiète. Elle demande au gouvernement de clarifier ses futures intentions au sujet de la diminution annoncée des contrats aidés, de la baisse des APL et des dotations attribuées aux collectivités locales, ainsi qu’un possible allègement des normes appliquées dans la construction des logements.