Une nouvelle Ligne Bordeaux-Toulouse à Grande Vitesse ?

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Une nouvelle ligne de train rapide à l’étude.

Les élus locaux attendent une réponse officielle, aussi rapide que leur projet, concernant une nouvelle Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, dont la mise en service pourrait être effective en 2024.

Dans un courrier commun, rendu public ce mercredi 7 juin, Carole Delga, Présidente PS de la région Occitanie, et Jean-Luc Moudenc, Président LR de Toulouse Métropole, s’adressent au Premier ministre à propos de la création d’une nouvelle ligne rapide, baptisés GPSO (Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest). Ils espèrent maintenant qu’une décision sera prise, après que ce projet ait été déclaré d’utilité publique en juin 2016 par l’ex-secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. Rappelons qu’en avril dernier, ce même projet avait recueilli 25.000 signatures de soutien, suite à une pétition lancée par la mairie de Toulouse. Néanmoins, la décision reste actuellement en suspens, car un avis négatif a été émis par la Commission d’enquête publique. Les arguments donnés en faveur de cette ligne rapide par Jean-Luc Moudenc et Carole Delga sont les suivants : « […] cette ligne nouvelle permet de contracter de manière significative les distances avec la région francilienne. À titre d’exemple, le meilleur temps pour Paris-Toulouse, sans arrêt intermédiaire, sera de 3h10, contre 4h10 avec la mise en service de Tours-Bordeaux. Des villes comme Montauban (Tarn-et-Garonne), Auch (Gers) ou encore Tarbes (Hautes-Pyrénées) gagneront près de deux heures. La création de la ligne Bordeaux-Toulouse devrait amener six millions de voyageurs supplémentaires par an, ce qui en ferait ainsi l’un des projets ferroviaires les plus rentables sur le plan économique. » Une argumentation de poids, pour déclencher la mise en oeuvre d’un projet dont le coût a été estimé à 9 milliards d’euros. Il comprend, outre la création de la ligne proprement dite, la construction de nouvelles gares. Une réalisation qui pourrait favoriser le tourisme et les échanges entre les grandes villes, mais qui mérite réflexion, vu l’ampleur des travaux à engager, et la somme nécessaire pour les mener à terme.